Le vice-président LR souhaite "contraindre" les jeunes médecins à s'installer dans les déserts médicaux "2 à 3 ans"

Guillaume Peltier, vice-président LR et député, a déposé une proposition de loi en ce sens à l'Assemblée nationale, a-t-il indiqué, dimanche sur France Inter.

Le vice-président des Républicains Guillaume Peltier, le 14 janvier 2018.
Le vice-président des Républicains Guillaume Peltier, le 14 janvier 2018. (RADIO FRANCE / FRANCEINFO)

Guillaume Peltier, s'est déclaré, dimanche 14 janvier, dans l'émission "Questions politiques" sur France Inter en partenariat avec franceinfo et Le Monde, favorable au fait de "contraindre" les jeunes médecins à s'installer quelques années dans des déserts médicaux"Je souhaite qu'à l'issue d'une école de médecine, chaque jeune médecin soit désormais contraint, je dis bien contraint, pas incité, de s'installer deux à trois ans dans un territoire dit sous-doté", a insisté le vice-président des Républicains qui a déposé une proposition de loi en ce sens le 15 décembre à l'Assemblée nationale.

On ne règlera jamais la question de la démographie médicale si, sur une carrière de 40 ans, on ne demande pas aux jeunes médecins deux à trois années au service de celles et ceux qui en ont le plus besoinGuillaume Peltierà France Inter

"Quel est le rôle d'un responsable politique ?", s'est interrogé Guillaume Peltier. Selon ce dernier, "c'est d'apporter concrètement des solutions à un problème en sortant de toutes les idéologies et en étant avant tout un pragmatique". À l'intérieur de sa proposition de loi, le député constate un échec "total" des mesures incitatives à l’installation des praticiens généralistes dans les zones déficitaires mises en place jusque-là. Preuve que cette proposition a un intérêt selon Guillaume Peltier, elle "vient d'être reprise par le groupe socialiste, par Olivier Faure, en milieu de semaine".

Pour Guillaume Peltier, "la droite n'a jamais voulu s'attaquer à cette question, par peur de la pression corporatiste, de l'Ordre des médecins". Le vice-président des Républicains a "été confronté à ce problème en tant que maire et j'ai été sérieusement attaqué, d'ailleurs, par ces corporatismes, parce que j'ai assumé de faire venir des jeunes médecins, une jeune dentiste, des infirmiers, des infirmières" dans la commune de Neung-sur-Beuvron (Loir-et-Cher) où il a été maire.