Deux maternités du Haut-Rhin vont arrêter les accouchements dès novembre prochain

Les deux maternités de Thann et d'Altkirch vont devenir "chacune (...) un centre périnatal de proximité", indique l'Agence régionale de santé dans un communiqué.

Prés de 400 pyjamas de nourrissons sont accrochés le long d\'une route pour protester contre la fermeture de la maternité Thann, le 16 novembre 2018.
Prés de 400 pyjamas de nourrissons sont accrochés le long d'une route pour protester contre la fermeture de la maternité Thann, le 16 novembre 2018. (MAXPPP)

Fermeture des portes. Les accouchements dans les maternités de Thann et d'Altkirch (Haut-Rhin) ne seront plus assurés à partir du 4 novembre pour des raisons de "manque de ressources médicales" et de "qualité et de sécurité des soins", a indiqué mardi 16 juillet l'Agence régionale de santé (ARS) Grand Est.

Ces deux maternités du sud de l'Alsace vont devenir "chacune (...) un centre périnatal de proximité" qui "prendra en charge (...) le suivi complet des femmes durant leur grossesse, puis après leur retour au domicile", indique l'ARS dans un communiqué. L'accouchement ne sera plus réalisé sur place : les femmes seront désormais "orientées vers l'hôpital femme-mère-enfant de Mulhouse", tout en gardant "la liberté d'opter pour tout autre établissement de leur choix offrant les mêmes garanties de sécurité", précise l'ARS.

Des mesures pour accompagner les 55 salariés des deux structures

"Les enjeux de sécurité et de qualité des soins ont été les éléments prépondérants dans ce choix", justifie l'agence. Cette dernière insiste sur le "nombre insuffisant de pédiatres, d'anesthésistes et de gynécologues-obstétriciens titulaires" et l'absence "de perspectives de recrutement, à court et moyen terme, compte tenu de la démographie médicale dans ces spécialités". Des "mesures personnalisées" seront mises en place pour l'accompagnement des 55 salariés des deux structures, ajoute l'ARS.

"Des actions spécifiques sont prévues pour garantir l'accès à la maternité dans de bonnes conditions", insiste l'ARS, qui dit travailler "au renforcement des transports sanitaires afin de permettre le transport des femmes enceintes en cas d'urgence". Pour les situations "d'urgence absolue", "un équipage Smur renforcé d'une sage-femme pourra se rendre auprès de la patiente et assurer un transport rapide vers la maternité".