Essai clinique "illégal" : « son apparence pouvait mettre les patients en confiance »

Un essai clinique mené de manière illégale sur 350 malades de Parkinson et d’Alzheimer a été interdit la semaine dernière par l’agence du médicament. Les explications de l’association France Parkinson. 

L'ANSM a révélé jeudi 19 septembre avoir interdit un essai clinique "sauvage" mené illégalement selon elle d'une ampleur rare, avec des molécules testées, via des patchs, dans l'espoir de traiter plusieurs maladies neurologiques comme la maladie de Parkinson ou d'Alzheimer. Le professeur Henri Joyeux a réfuté le terme d'essai clinique, évoquant une "étude scientifique préalable à un essai clinique". 

Pour Florence Delamoye, de l’association France Parkinson, le plus inquiétant, c’est la santé des participants, car certains auraient été amenés à interrompre leur traitement de fond pendant l’essai, ce qui peut avoir des conséquences sur leur maladie. Elle recommande aujourd'hui aux personnes dans cette situation de consulter au plus vite leur médecin ou leur neurologue pour faire le point sur un éventuel arrêt des traitements. D’après l’enquête de l’ANSM, ces essais n’ont pas fait l’objet de déclarations. L'essai était mené par le fonds Josefa, dont le vice-président, le professeur Henri Joyeux, est très décrié par la communauté médicale.

Essai clinique \"illégal\" : « son apparence pouvait mettre les patients en confiance »
Essai clinique "illégal" : « son apparence pouvait mettre les patients en confiance »