Contraception : la pilule du lendemain est plus efficace avec un antidouleur, selon une étude

C'est un résultat "vraiment formidable", a estimé auprès de l'AFP Sue Lo, cochercheuse dans cette étude et membre du planning familial hongkongais. Elle qualifie cette découverte de "pionnière".
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Des pilules du lendemain vendues en pharmacie (image d'illustration). (ERIC BERACASSAT / HANS LUCAS / AFP)

L'enquête a été menée pendant quatre ans, auprès d'un échantillon aléatoire de 860 femmes. Selon une étude hongkongaise publiée par The Lancetmercredi 16 août, la pilule du lendemain est plus efficace contre les grossesses non désirées lorsqu'elle est prise avec un anti-douleur, par rapport à une prise seule. 

En 1998, un test conduit sur le lévonorgestrel, l'une des pilules du lendemain les plus populaires, avait déjà montré qu'elle permettait d'éviter une grossesse dans 95% des cas, grâce à une prise dans les 24 heures après un rapport sexuel non protégé. Selon la récente étude, seule une femme sur 418 ayant pris du lévonorgestrel avec du piroxicam – un antidouleur –, est tombée enceinte, soit une efficacité de 99,8%. Un deuxième groupe de la même taille a reçu un placebo de l'antidouleur, et enregistré sept grossesses, pour un taux d'efficacité de 98,3%.

Des recherches complémentaires nécessaires

C'est un résultat "vraiment formidable", a estimé auprès de l'AFP Sue Lo, cochercheuse dans cette étude et membre du planning familial hongkongais. Elle qualifie cette découverte de "pionnière".

Les deux sous-groupes n'ont montré aucune différence notable au niveau des effets secondaires, à savoir des règles retardées. Le premier auteur de l'étude, Raymond Li, a expliqué que l'objectif était de suggérer qu'un médicament "immédiatement disponible et sûr" pouvait renforcer l'efficacité du lévonorgestrel.

Sue Lo précise cependant que des recherches plus poussées sont nécessaires, jugeant qu'il est "un peu trop tôt de demander aux femmes" d'associer le piroxicam à leur prise de pilules du lendemain. Les résultats de l'enquête "pourraient ne pas s'appliquer à toutes les patientes", a pointé Erica Cahill, de l'université de médecine de Stanford, dans un commentaire séparé publié par The Lancet.

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