Covid-19 : les retards de dépistage du cancer de sein vont entraîner une augmentation de la mortalité entre "1 et 5%", selon la fondation ARC

Neuf femmes sur 10, si le cancer est pris en charge à un stade précoce, peuvent en guérir.

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Radio France
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Une infirmière effectue une mammographie, le 15 mai 2001 à Putanges, dans un camion sillonnant le département de l'Orne. (MYCHELE DANIAU / AFP)

En raison de la crise sanitaire due à l'épidémie de Covid-19, de nombreuses femmes n'ont pu faire dépister d'éventuels cancers du sein. Un retard qui aura des conséquences graves selon le professeur Eric Solary, président du conseil scientifique de la fondation ARC pour la recherche sur le cancer. "Les modèles indiquent que l'augmentation de la mortalité par cancer du sein se situera entre 1 et 5% dans les dix ans qui viennent", a-t-il indiqué jeudi 1er octobre sur France Inter à l'occasion des manifestations autour d' "Octobre rose", la campagne annuelle de communication autour de ce dépistage.

''Il faut inciter tout le monde à poursuivre les campagnes de dépistage''

"Nous ce que l'on a mesuré, c'est l'impact potentiel sur la mortalité par cancer puisqu'il y a eu du retard au diagnostic, il y a eu aussi une perturbation de la prise en charge thérapeutique, continue Eric Solary. La situation s'améliore, mais il faut inciter tout le monde à poursuivre les campagnes de dépistage, à faire réaliser des mammographies en ce qui concerne le cancer du sein et à ne pas prendre de retard, puisque c'est un facteur essentiel dans la prise en charge de n'importe quel cancer." "On a peu de recul, mais les mammographies à la fin de l'année auraient dû être de 45 000 sur l'Île-de-France, nous ne sommes qu'à 23 000, donc il y a quand même un retard", a confirmé Sandrine Planchon, responsable de l'association Ruban rose, sur France Inter.

Ne pas attendre le dépistage systématique

Sandrine Planchon invite donc à avoir le réflexe, à partir de 30 ans, "d'aller tous les ans chez le gynécologue, la sage-femme, le médecin généraliste, et ne pas attendre le dépistage systématique à partir de 50 ans, qui se fait tous les deux ans, mais prendre l'habitude se faire examiner chaque année, car une femme sur huit est touchée par ce cancer". Neuf femmes sur 10, si le cancer est pris en charge à un stade précoce, peuvent en guérir.

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