Cancers : des retards dans la prise en charge

Les consultations et les dépistages des cancers féminins ont nettement reculé ces trois derniers mois. Certaines malades ont interrompu leur soin à l’hôpital par crainte de contracter le virus.

France 2

Pendant le confinement, ce chirurgien gynécologue du centre Oscar Lambret (Lille, Nord) a continué de programmer à ses patients des examens pour dépister des cancers, mais nombreux sont ceux qui ont annulé. "Il y a beaucoup de patients qui nous on dit : je n’ai pas fait mon bilan parce que je n’avais pas envie de sortir de chez moi", explique Abel Cordoba, chirurgien gynécologue. Depuis trois mois les dépistages du cancer des ovaires, par exemple, ont chuté de 66 %. Un dépistage précoce est pourtant primordial.

Vers une augmentation des décès ?

"Petit à petit on voit arriver des gens avec des stades évolués et donc plus difficile à traiter. Vous avez un symptôme, vous avez un problème, consultez maintenant pour que l’on puisse faire un diagnostic rapide", recommande Fabrice Narducci, chirurgien gynécologue. L’hôpital assure s’être organisé pour rassurer les malades. "On est tous masqués, on a un contrôle de toutes les arrivées, on limite les visites, tout cela pour sécuriser les choses et pour que les consultations qui doivent avoir lieu, aient lieu", explique Delphine Hudry, chirurgien gynécologue en cancérologie. Avec ces reports de traitements et de dépistages, les professionnels de santé craignent une augmentation dans les prochaines années des décès dus au cancer.

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Un chirurgien traite un patient atteint d\'un cancer avec la méthode de la chimiothérapie intrapéritonéale pressurisée par aérosol (Pipac), le 7 juin 2019 au centre Georges-François Leclerc à Dijon (Côte-d\'Or). 
Un chirurgien traite un patient atteint d'un cancer avec la méthode de la chimiothérapie intrapéritonéale pressurisée par aérosol (Pipac), le 7 juin 2019 au centre Georges-François Leclerc à Dijon (Côte-d'Or).  (ROMAIN LAFABREGUE / AFP)