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Vidéo "Ça fait trois semaines que je porte la même blouse" : après le scandale des pizzas Buitoni, une journaliste d'"Envoyé spécial" s'est fait embaucher dans une autre usine Lactalis-Nestlé

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"Ça fait trois semaines que je porte la même blouse" : après le scandale des pizzas Buitoni, une journaliste d'"Envoyé spécial" s'est fait embaucher dans une usine du groupe Nestlé -
"Ça fait trois semaines que je porte la même blouse" : après le scandale des pizzas Buitoni, une journaliste d'"Envoyé spécial" s'est fait embaucher dans une usine du groupe Nestlé "Ça fait trois semaines que je porte la même blouse" : après le scandale des pizzas Buitoni, une journaliste d'"Envoyé spécial" s'est fait embaucher dans une usine du groupe Nestlé - (Envoyé spécial / France 2)
Article rédigé par France 2
France Télévisions

Deux enfants morts, une cinquantaine d’autres intoxiqués par des pizzas fabriquées dans une usine appartenant à Nestlé... où certaines défaillances sanitaires ont été constatées. Après le scandale Buitoni, "Envoyé spécial" a enquêté pour savoir si elles seraient un cas isolé dans les usines du groupe. Cet extrait a été tourné en caméra cachée.

Depuis l'affaire des pizzas contaminées, le groupe Nestlé, propriétaire de la marque Buitoni, a refusé toutes les demandes de tournage et d'interview d'"Envoyé spécial". Que se passe-t-il dans les usines du groupe ? Nestlé affirme que les règles de sécurité sanitaire sont respectées, mais qu'en est-il réellement ? Pour le savoir, une journaliste d'"Envoyé spécial" s'est fait embaucher comme intérimaire dans l'usine Lactalis Nestlé de Vallet (Loire-Atlantique), qui produit des desserts lactés. Ces images ont été tournées en caméra cachée. 

Manquements aux règles d'hygiène, absence de contrôles…  

Une fois dans la zone de production, la journaliste constate vite l'oubli par certains employés des règles sanitaires de base qui lui ont été énoncées dans une vidéo. L'entretien qu'elle a eu à son arrivée met l'accent sur l'hygiène, mais le lavage des mains semble très peu contrôlé (une seule fois en six mois, selon un des employés), et quant à l'état des blouses… Chaque employé en reçoit deux. Selon la direction de la communication de Lactalis, un prestataire extérieur assure leur entretien. Mais ce dispositif ne concerne apparemment pas les intérimaires, qui représentent 10% des salariés. 

"Cela fait trois semaines que je porte la même blouse tous les jours. Traces de graisse, de yaourt, de poussière… c’est dans cette tenue que j’ai été affectée au poste de mise en place des pots, en début de ligne de production, en contact avec les pots de yaourts vides. Aucun chef ou responsable qualité n’est venu me voir pour me demander de remplacer ma blouse." 

Une journaliste qui s'est fait embaucher comme intérimaire à l'usine Lactalis Nestlé de Vallet

dans "Envoyé spécial"

Dans l'atelier de fabrication, un autre point attire l'attention de la journaliste. Elle remarque un employé triant les produits finis dans l'atelier. Depuis une heure trente, il les manipule hors des chambres froides. 

Rupture de la chaîne du froid pendant plusieurs heures

Ces desserts doivent être conservés au frigo, à 4 degrés, alors que dans l'atelier, il fait près de 26 degrés. Le chef d’équipe explique qu’il s’agit d’un fonctionnement habituel. Selon la direction de la communication de Lactalis, les produits toléreraient une rupture de plusieurs heures de la chaîne de froid sans altération... 

Extrait de "Pizzas Buitoni : négligences en chaîne ?", un reportage à voir dans "Envoyé spécial" le 27 octobre 2022.

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