Poulet ivoirien : la filière se remplume

La Côte d'Ivoire importait la plupart de ses volailles il y a 15 ans, mais en 2005, le pays a imposé des barrières douanières qui lui ont permis de développer sa propre filière.  

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FRANCE 2

Sur tous les marchés de Côte d'Ivoire, on trouve dorénavant du poulet local à profusion. C'est bien simple : en 15 ans, la production a été multipliée par quatre. Le plat préféré des Ivoiriens avec des poulets made in Côte d'Ivoire, un tour de force rendu possible grâce à des mesures protectionnistes prises par le gouvernement ivoirien. En amont de la filière, les exploitations de taille moyenne se sont multipliées et professionnalisées ces dernières années. Il y a 3 000 éleveurs en Côte d'Ivoire, et le chiffre augmente chaque année.

La consommation multipliée par deux

Si le poulet est soudainement devenu aussi rentable, c'est qu'en 2005, la Côte d'Ivoire a décidé d'installer des barrières douanières, pour donner de nouvelles armes à la volaille locale. La taxe est importante : 1,50 euro le kilo, et les résultats sont spectaculaires. Avant 2005, 9 poulets sur 10 vendus en Côte d'Ivoire étaient importés. Ils étaient beaucoup moins chers, 1,80 euro, contre 2,40 euros pour le poulet local. Aujourd'hui, le rapport s'est inversé : le poulet importé coûte 3,30 euros, alors que le prix du poulet local est resté stable. Du coup, la filière a pris son envol. Une consommation multipliée par deux, plus de 50 000 emplois crées, et des opportunités nouvelles.   

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Des poules pondeuses rousses élevées en plein air dans une ferme écologique du Gard, le 20 avril 2016. (FRANCK LODI / SIPA)