L'OMS appelle à une interdiction globale des acides gras trans industriels

Ces molécules sont responsables chaque année de plus de 500 000 morts liés à des maladies cardiovasculaires, selon l'Organisation mondiale de la santé.

Les acides gras trans industriels se retrouvent notamment dans les aliments transformés contenant des huiles végétales partiellement hydrogénées.
Les acides gras trans industriels se retrouvent notamment dans les aliments transformés contenant des huiles végétales partiellement hydrogénées. (GODONG / BSIP / AFP)

L'Organisation mondiale de la santé livre une nouvelle bataille. L'OMS a dévoilé, lundi 14 mai, une campagne visant à éliminer les acides gras trans industriels, très répandus dans les aliments industriels et dont la consommation en excès est globalement mauvaise pour la santé. Ils sont responsables, chaque année, de plus de 500 000 morts liés à des maladies cardiovasculaires, selon l'OMS.

Les acides gras trans industriels, largement utilisés depuis les années 1950 pour leurs vertus conservatrices et stabilisatrices, se retrouvent le plus souvent dans les aliments transformés contenant des huiles végétales partiellement hydrogénées, comme dans certaines margarines, les viennoiseries industrielles, les gâteaux et biscuits, les en-cas salés et les soupes déshydratées.

L'exemple new-yorkais

"L'essentiel, c'est que cela soit le début de la fin pour les acides gras trans produits industriellement", a déclaré en conférence de presse Tom Frieden, qui dirige le groupe d'action Resolve to save lives, qui s'est associé à l'OMS pour cette campagne. Il existe en effet des acides gras d'origine naturelle, issus des produits dérivés de ruminants comme le lait et la viande.

Les pays riches ont fait des progrès en matière d'interdiction des acides gras trans industriels, mais "nous devons étendre ces efforts à l'échelle mondiale", a souligné le directeur de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Selon Tom Frieden, la ville de New York, en interdisant l'utilisation des acides gras trans dans les restaurants il y a dix ans, a prouvé qu'ils peuvent être éliminés sans que la saveur des aliments soit altérée ou que leur prix soit modifié.