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Huile de palme : la suspension des exportations par l’Indonésie affole les cours mondiaux

Le plus grand producteur mondial d'huile de palme fait face à une pénurie d'huile de cuisson sur son marché intérieur. La suspension des exportations pourrait avoir de lourdes conséquences sur d'autres pays. 

Article rédigé par France Info - Gabrielle Maréchaux
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min
Des indonésiennes et indonésiens fnt la queue pour acheter de l'huile de cuisson à des prix abordables à Palembang le 24 février 2022, à la suite d'une pénurie d'huile de palme. Photo d'illustration. (ABDUL QODIR / AFP)

La situation est pour le moins paradoxale et pourrait avoir de sérieuses répercussions mondiales. L’Indonésie, premier producteur mondiale d’huile de palme se retrouve en situation de pénurie d’huile de cuisson pour son marché intérieur. À quelques jours de la fin du Ramadan, le pays a décidé de stopper ses exportations. Cette décision affole la courbe des prix de cette denrée présente, sous diverses formes, dans la moitié des produits d’un supermarché.

Cette crise a déjà fait des morts et des blessés dans les manifestations contre la hausse des prix ou dans les files d’attente interminables devant les magasins où l’on trouve encore de l’huile de cuisson. Une situation que pourrait connaitre désormais d’autres pays. "Le gouvernement a appuyé sur le bouton 'panique', en interdisant toute exportation, explique le Docteur Sathia Varqa à la tête de Palm Oil Analytics. La Chine, l'Inde, le Pakistan, le Bangladesh et l'Égypte vont être les premiers à souffrir : les prix y sont déjà hauts, et ils vont continuer à monter."

Pénurie de travailleurs étrangers en Malaisie 

De son côté, la Malaisie aspire à tirer avantage de la situation, en tant que numéro 2 mondiale de l’huile de palme. Mais il n'est pas sûr que le pays ait les moyens de ses ambitions, avec en ces temps de pandémie de Covid-19, une pénurie de travailleurs étrangers dans les plantations et des rendements historiquement bas, rappelle cet homme à la tête d’une plantation près de Kuala Lumpur : "Les récoltes se font moins fréquemment, donc forcément il y a plus de fruits mûrs, le travail est donc plus lent et donc beaucoup de fruits sont perdus, car ils ont pourri." Sur le marché mondial, les autres huiles végétales, restent elles encore plus chères que l’huile de palme qui se raréfie.

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