Gaspillage alimentaire : un "pacte" sur les dates de consommation signé par 38 distributeurs

Les premiers signataires ont pris dix engagements "concrets", comme tester des rayons "antigaspi" en magasin, pour lutter contre le gaspillage alimentaire.

Des clients dans un supermarché Auchan, à Valence (Drôme), le 14 décembre 2019.
Des clients dans un supermarché Auchan, à Valence (Drôme), le 14 décembre 2019. (NICOLAS GUYONNET / HANS LUCAS / AFP)

Lutter contre le gaspillage alimentaire via une meilleure "gestion et compréhension des dates de consommation" : c'est l'objectif d'un "pacte" signé mardi 28 janvier par 38 distributeurs, fédérations professionnelles, associations de consommateurs et industriels de l'agroalimentaire. Ces premiers signataires, qui espèrent être rejoints par l'ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire, y prennent dix engagements "co-construits, concrets et mesurables", indique un communiqué de l'initiative.

Ces engagements reposent sur quatre idées : "éduquer et sensibiliser l'ensemble des publics", "clarifier la différence entre DLC (date limite de consommation) et DDM (date de durabilité minimale) auprès des consommateurs", "optimiser la valorisation des produits exclus des circuits de vente" et enfin "collaborer entre acteurs du secteur pour harmoniser les bonnes pratiques et optimiser les flux de distribution". Les signataires s'engagent par exemple à tester en magasins des rayons "antigaspi".

Un point d'étape en 2021

"On est assez positivement surpris par le nombre d'acteurs qui se sont ralliés. A présent, chacun doit bosser de son côté sur le sujet", explique à l'AFP Lucie Basch, la fondatrice de l'application anti-gaspillage "Too Good To Go", à l'origine de l'initiative. Un point d'étape sera fait en 2021 et, d'ici là, un comité de suivi sera mis en place avec une feuille de route distribuée à chacun, assure-t-elle.

"Faute d'évolution réglementaire, [on] attend que les expérimentations qui seront mises en place permettent un meilleur étiquetage des produits pour plus de lisibilité pour les consommateurs", a estimé pour sa part Dominique Marmier, président de la fédération nationale Familles rurales.