Australie : une femme arrêtée dans l'enquête sur les "fraises piégées"

L'île-continent a vécu plusieurs semaines dans l'angoisse de la découverte d'aiguilles à coudre et d'épingles dans des barquettes.

Des fraises sont vendues avec un message incitant à couper les fruits avant de les manger, le 23 septembre 2018, à Mudgee (Australie).
Des fraises sont vendues avec un message incitant à couper les fruits avant de les manger, le 23 septembre 2018, à Mudgee (Australie). (DAVID GRAY / REUTERS)

Le mystère des fraises piégées touche-t-il à sa fin ? Une femme de 50 ans a été arrêtée, dimanche 11 novembre, en Australie, dans le cadre des investigations lancées après la découverte, en septembre, d'aiguilles à coudre dans des fraises vendues dans les supermarchés. 

L'île-continent a vécu plusieurs semaines dans l'angoisse de la découverte d'aiguilles et d'épingles dans des barquettes, provoquant la détresse des producteurs, la panique de certains consommateurs et une épidémie de canulars sur les réseaux sociaux. Plus d'une centaine de cas présumés ont été rapportés à partir du premier, quand un homme ayant consommé le fruit a été hospitalisé pour des douleurs à l'estomac. Un incident similaire a également été signalé en Nouvelle-Zélande.

D'importants stocks détruits

Cette affaire avait contraint les supermarchés à retirer les fraises de leurs rayonnages et des cultivateurs à détruire d'importants stocks invendus. Une récompense de 61 500 euros avait également été promise. La législation a également été durcie, portant à 15 ans la peine encourue par les auteurs de contamination alimentaire.

La police du Queensland, un Etat du nord-est de l'Australie, a "coordonné une enquête nationale impliquant plusieurs gouvernements, services judiciaires et de renseignements". La femme arrêtée devrait être présentée à un juge lundi. La police n'a donné aucune précision sur son rôle ou sur les raisons de son implication.