Affaire Emile Daraï : le gynécologue, mis en examen pour "violences volontaires", continuera ses consultations publiques dans un hôpital parisien

Le praticien est visé par plusieurs plaintes, notamment pour des "viols" et "violences" pendant des actes médicaux. Il a été mis en examen jeudi 24 novembre pour "violences volontaires aggravées".

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L'hôpital Tenon dans le 20e arrondissement de Paris, le 23 septembre 2021. (THOMAS COEX / AFP)

Le gynécologue Emile Daraï, mis en examen pour "violences volontaires aggravées", continuera ses consultations publiques à l'hôpital Tenon, à Paris, a indiqué l'Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) à franceinfo lundi 28 novembre. Mais il ne pourra pas assurer ses consultations privées.

"L'AP-HP et Sorbonne Université appliqueront strictement les conditions du contrôle judiciaire" du gynécologue Emile Daraï "décidé par le juge d'instruction, seul à connaître de l'ensemble des éléments du dossier d'instruction", a indiqué à franceinfo l'AP-HP.

Le professeur Emile Daraï, ancien chef de service gynécologique-obstétrique et médecine de la reproduction à l'hôpital Tenon AP-HP, a été mis en examen jeudi 24 novembre pour "violences volontaires aggravées" et mise sous contrôle judiciaire avec "interdiction de contact avec les victimes" et "interdiction de tenir des consultations privées de gynécologie". Le praticien est visé par plusieurs plaintes, notamment pour des "viols" et "violences" pendant des actes médicaux. La quasi-totalité des plaignantes étaient allées consulter le professeur Daraï pour de l'endométriose.

L'organisation des consultations revues

L'AP-HP rappelle qu'après les accusations portées contre le gynécologue, la directrice générale du Groupe hospitalo-universitaire AP-HP-Sorbonne Université, le président de la commission médicale d'établissement locale et le Doyen de la Faculté de médecine de Sorbonne Université, avaient missionné le 20 septembre 2021, une commission d'enquête composée d'un gynécologue-obstétricien, d'un médecin de la communauté hospitalo-universitaire de Sorbonne Université, d'un représentant des usagers et d'un membre de la direction administrative de la faculté de médecine.

Plusieurs mesures avaient été mises en œuvre après la publication du rapport de la commission d'enquête. Le professeur Daraï s'était ainsi vu retirer ses responsabilités de chef de service dès le 7 septembre 2021 ainsi que de ses responsabilités pédagogiques. L'organisation des consultations ont également été revues. Les autorités de tutelle (ministre de la Santé et des Solidarités, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, l'Agence Régionale de Santé) ont été destinataires du rapport, rappelle l'AP-HP.

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