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Voyage musical au pays des "Pianos Klein"

Zoom aujourd’hui sur le tourisme d’entreprise qui ne connait pas la crise. L’an dernier, 12 millions de visiteurs ont ainsi découvert les coulisses d’ateliers, de firmes et d’usines dans tout l’Hexagone. Les "Pianos Klein", dernier fabricant historique de pianos en France vient d'ouvrir son atelier au public...

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(© Klein)

D’abord on est frappé, comme les cordes, par le nombre de pièces qui constituent l’instrument. Dix mille en moyenne ! Un vrai puzzle. C’est l’une des mécaniques les mieux pensées par l’homme. Celle d’une touche est d’une précision chirurgicale. Ça ressemble un peu à l’articulation d’un genou. "Entre la corde et le marteau il doit y avoir 13 mm", explique Aymeric Klein.

Tenue de l’accord, puissance du piano. Pour obtenir le son le plus clair et précis possible, on utilise ici du bois des Vosges. Le sommier, où sont fixées les chevilles qui tiennent les cordes, est fabriqué avec du hêtre ; les marteaux qui tapent sur les cordes avec du peuplier. "La table d’harmonie est en épicéa et le cadre en fonte. Celui-ci pèse 180 kg ", précise Aymeric Klein. Un piano droit pèse, lui, généralement 220 kilos.

La construction d'un piano Klein nécessite jusqu’à 1.500 heures de travail et regroupe différents corps de métiers parmi lesquels : menuisiers, accordeurs, vernisseurs...

Accrochée au mur, un Saint-Hubert. Cette vieille armoire à outils en bois est ainsi appelée car Saint-Hubert est le patron des chasseurs. Or, jadis, quand les facteurs partaient réparer les pianos on disait qu’ils chassaient.

*Tino Rossi disait : "Toutes les musiques me paraissent belles quand elles sont jouées sur un piano Klein "* **

Charles Aznavour est aussi un grand fan du piano Junior inventé en 1930 par le grand-père d’Aymeric, Georges Klein. Plus petit, plus facilement transportable. "Des artistes comme Aznavour nous ont toujours encouragés dans notre travail. Johnny Hallyday et Christophe Maé nous ont récemment commandés un piano".

"Klein, le piano qui tient " scande une affiche publicitaire des années 50. Aujourd’hui, tout l’enjeu de ce fleuron musical français est de pérenniser son savoir-faire ancestral. Un an après la fermeture de la manufacture Pleyel, Klein tient toujours la corde et résiste, non sans mal, à la concurrence féroce venue de Chine et de Corée du sud.

Aucune fausse note dans cette découverte passionnante qui coûte trois euros. Réservations sur le site www.tourisme93.com

 

(© Klein)