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La Nouvelle-Zélande a quasiment remporté la bataille contre le coronavirus

Ce pays des antipodes se montre exemplaire dans sa gestion de l’épidémie : la situation est sous contrôle.

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La Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, donne une conférence de presse à propos de l\'épidémie de Covid-19, lundi 27 avril 2020 à Wellington.
La Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, donne une conférence de presse à propos de l'épidémie de Covid-19, lundi 27 avril 2020 à Wellington. (MARK MITCHELL / AFP)

Ce dimanche 26 avril la première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern a pu annoncer un assouplissement du confinement : "Nous avons remporté cette bataille. Il n’y a plus de transmission généralisée et non détectée en Nouvelle-Zélande. Mais nous devons rester vigilants pour que ça continue." Et le fait est là : la Nouvelle-Zélande ne compte que 19 morts pour 1469 personnes contaminées. Un seul nouveau cas lors de la journée du 26 avril. Certes, le pays est peu peuplé, avec ses cinq millions d’habitants. Mais le bilan n’en est pas moins impressionnant. Ce 26 avril, le gouvernement a donc allégé les mesures de restriction. L'école va progressivement reprendre, pour les moins de 10 ans, à partir du mercredi 29 avril : les professeurs ont fait une pré-rentrée ce lundi 27 avril. Une partie des activités économiques redémarre, par exemple dans le BTP ou dans l’industrie forestière. Il est désormais possible d’aller se baigner à proximité de chez soi, ou de se réunir pour un mariage ou des obsèques, à condition de ne pas être plus de 10 personnes.

Le confinement le plus drastique du monde occidental

Mais les autres mesures de restriction demeurent en place parce que la Nouvelle-Zélande a adopté un confinement drastique depuis le 26 mars. Avec un objectif : non pas enrayer la propagation de la maladie, mais l’éradiquer complètement. Le pays profite évidemment du fait d’être un archipel très isolé, facile à couper du reste du monde. Mais surtout le gouvernement a décidé de tout arrêter, avec la politique de confinement la plus radicale et la plus drastique des pays dits occidentaux. Tout a été fermé : les écoles, les bureaux, les plages, les bars, les restaurants, même pour les plats à emporter. Les visiteurs qui arrivaient de l’étranger ont tous été placés en quarantaine. Les tests ont été généralisés, tout comme le traçage numérique. Et cette politique a permis de circonscrire géographiquement les foyers de propagation du virus. "Si nous n’avions pas fait ça, dit Jacinda Ardern, nous aurions eu 1 000 fois plus de cas de contamination". Pour autant, le gouvernement n’a pas l’intention de relâcher son effort. "Nous allons continuer à chercher les derniers cas comme les aiguilles dans une botte de foin", disait ce dimanche 26 avril la Première ministre. Du coup, les mouvements restent limités, les centres commerciaux fermés, les compétitions sportives interdites.

Une transparence totale face à la presse

Et la gestion de cette crise par Jacinda Ardern fait l’unanimité : Jacinda Ardern, qui a 39 ans et qui est au pouvoir depuis trois ans, a fait preuve de beaucoup de qualités depuis un mois et demi. D’abord, du courage politique et de l’efficacité, et aussi de l’empathie avec les victimes. Elle a baissé son salaire et celui de ses ministres de 20% pour les six mois à venir. Et surtout elle a fait preuve de transparence : des conférences de presse pour répondre à toutes les questions des journalistes, des points d’information quasi quotidiens y compris via des Facebook live. Rien n’a été dissimulé de la stratégie du gouvernement. Jacinda Ardern apporte ainsi la démonstration que les démocraties sont parfaitement capables de maîtriser l’épidémie.    

La Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, donne une conférence de presse à propos de l\'épidémie de Covid-19, lundi 27 avril 2020 à Wellington.
La Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, donne une conférence de presse à propos de l'épidémie de Covid-19, lundi 27 avril 2020 à Wellington. (MARK MITCHELL / AFP)