Australie : un phoque, "Neil the seal", fait la une des journaux

En Tasmanie, un état insulaire aux paysages sauvages et escarpés, un éléphant de mer de trois ans et de 600 kilos est en train de devenir une véritable star sur les réseaux et dans la presse.
Article rédigé par Julie Pietri
Radio France
Publié
Temps de lecture : 3 min
Neil, l'éléphant de mer est train de devenir une star en Tasmanie. (Capture d'écran X (Time))

Il s’appelle Neil et c’est un phoque. Plus précisément un éléphant de mer. Il pèse 600 kilos et a un goût prononcé pour les villes. Neil adore prendre le soleil, couché au milieu d’une route. Il a une passion pour les triangles, les cônes de signalisations orange et blanc, il aime beaucoup les écrabouiller. L'animal apprécie de faire la sieste dans les jardins, contre une voiture par exemple.

Une femme raconte à la télévision australienne qu’il l’a empêché d’aller travailler et que c’est quand même la meilleure excuse du monde : "Désolée chef, je peux pas j’ai phoque". Neil est en train de devenir une star. Il a désormais un compte Instagram avec 60 000 abonnés. Il est présent sur des vidéos Youtube vues des millions de fois. On écrit des articles sur lui dans de grands journaux réputés, comme le Guardian ou le New York Times. Il a même sa chanson Neil the Seal, signée John Coleman, un chanteur australien.

Neil s’est même taillé une place dans le quiz d’actualité de la chaîne américaine ABC : "Neil a conquis le monde avec ses pitreries, mais pourquoi tout cela est problématique pour la faune sauvage ?

A : Il pourrait se retrouver avec un ego surdimensionné.
B : Les gens qui l’approchent semblent oublier qu’il peut être dangereux et imprévisible.
C : Il peut perdre sa capacité à nager.
D: Il peut trop s’habituer aux humains et entrer par effraction dans leurs maisons."

Une balise GPS pour le suivre et le protéger

La bonne réponse est la B. On a envie de s’approcher, de le toucher, mais ce n’est pas une bonne idée. "Laissez-le tranquille, restez à distance, à au moins 20 mètres, et tenez vos chiens", disent les scientifiques. Il pèse 600 kilos, mais ce n’est rien encore, il va grandir, pour atteindre peut-être plus de 3 000 kilos. Les combats d’éléphants de mer mâles qui se battent pour conquérir les femelles sont très violents. Quand les hormones vont entrer en jeu, vous pourriez commencer à avoir avec lui des interactions que vous aimerez moins, alerte l’Université de Tasmanie.

Si Neil aime tant le contact avec les hommes, "c’est, peut-être, expliquent les scientifiques, qu’il est né ici, sur une plage, loin des colonies sauvages d’éléphants de mer. Il considère la région un peu comme sa maison et il vient y faire sa mue. Il perd sa fourrure et une partie de sa peau. C’est peut-être parce qu’il a froid qu’il aime le contact du bitume chauffé par le soleil". Par le passé, Neil a déjà été quasiment harcelé par des curieux, les scientifiques l'ont déjà déplacé une fois dans un lieu tenu secret. Il a désormais une balise GPS sur la tête pour le suivre et aussi le protéger.

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