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Les J.O. de Tokyo, c'est mal parti !

Dans le sport, il n’y a pas que le foot qui traverse des tempêtes. Prenez le Japon. Le pays doit organiser les Jeux olympiques d’été, en 2020 à Tokyo, comme ens 64. Et l’affaire est déjà très mal engagée.

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(Les athlètes japonais posent pour les JO de 2020 au Japon, le 24 juillet 2015 © Maxppp)

Comme souvent, ce qui fâche, c’est l’argent. Au départ l’organisation de ces jeux devait coûter 2 milliards 300 mille euros. Et bien aujourd’hui, on en est  à 6 fois plus, soit 13, milliards 8. Et nous ne sommes qu’en 2015, il reste 5 ans.  Il y a de quoi s’étrangler. D’autant que la billetterie et le sponsoring ne couvriront pas les frais engagés. Les recettes attendues ne sont estimées qu’à 3 milliards 4, le compte n’y sera donc pas. Il paraît que le coût des matières premières, l’embauche de personnel supplémentaire, la construction d’infrastructures temporaires, les coûts de location ou encore le renforcement des mesures de sécurité sont la cause du dérapage. Mais au cœur de cette affaire, il y a surtout LE stade.

Le stade le plus cher du Monde

Le stade de Tokyo coûtait trop cher : près de deux milliards d’euro, un prix qui aurait fait du bâtiment le stade le plus cher du monde. Le ministre des sports en a démissionné et on sait depuis avant-hier, qu’un nouveau projet a été choisi qui respecte les délais et les plafonds. Il s’agit du projet de l’architecte Kengo Kuma : coût divisé par deux. C’est plus raisonnable. Mais depuis le début, c’est mal parti.  Souvenez-vous du logo des JO qui avait dû être retiré à peine dévoilé car le directeur du théâtre de Liège, en Belgique,  accusait le Japon de plagia. Il est temps que tout ça reparte sur de bons rails car l’économie japonaise attend beaucoup de ces JO, au moins autant qu’en 64, lors des précédents jeux.

Les JO,  pas toujours une bonne affaire

Hambourg s’est retirée de la course pour les JO de 2024, plus d’un habitant sur deux a voté contre, Munich ne veut pas non plus des jeux d’hiver 2022, trop cher pour le contribuable allemand. Ca a le mérite d’être clair.  Il faut se souvenir aussi que le point de départ de la crise grecque, c’est l’organisation des Jeux d’Athènes en 2004.  13 Milliards d’euros de dépenses et de corruption qui ont fait s’envoler le déficit et augmenter la dette de 2 à  3%. Et des travaux qui ont fait fuir les touristes. La suite, on la connaît, la Grèce paie toujours les pots cassés. Les japonais, eux, attendent de ces jeux la création de plus de 150 000 emplois, une valorisation de l’immobilier et un afflux de touristes déjà chiffré, 20 millions d’ici à 2020, avec des retombés de l’ordre de 230 milliards d’euro et un coup de neuf pour la capitale. C’est tout le mal qu’on leur souhaite. Le japon, 3ème puissance économique mondiale, voudrait bien consolider une reprise qui s’amorce trop doucement depuis une dizaine d’année, retrouver l’ambiance économique du début des années 60 et surtout oublier et faire oublier Fukushima.

(Les athlètes japonais posent pour les JO de 2020 au Japon, le 24 juillet 2015 © Maxppp)