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Attractivité de la France : speed dating à l'Elysée

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25 patrons de grandes entreprises étrangères reçus dimanche à l’Elysée. Lundi soir, diner avec les représentants des grands fonds d’investissement. François Hollande mobilise le monde de la finance au nom de l’attractivité, mais au risque de créer une nouvelle fois la polémique
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Radio France
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Pour les uns, c'est la confirmation que le lobby financier a infiltré le cœur du pouvoir. D'autres y voient l’heureux pragmatisme d’un chef d’Etat qui a enfin pris conscience de l’importance d’entretenir de bonnes relations avec les créateurs de richesses et d’emploi.

Un Conseil stratégique de l’attractivité s’était déjà tenu en février. Le couvert est donc resservi neuf mois après, subtil mélange entre opération séduction, pédagogie et  message envoyé aux investisseurs.

 

Que représentent ces entreprises aujourd'hui ?

 

20.000 sociétés étrangères sont installées sur le sol français et emploient à travers leurs filiales quelque deux millions de personnes. Les 25 patrons reçus hier soir à l’Elysée – dont ceux de Samsung, Volvo, Nestlé ou de Qatar Investment – représentent à eux seuls 80.000 emplois et pèsent plus de 600 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

C’est une manne conséquente et bien utile pour le Président d’un pays qui cherche à retrouver la voie de la croissance.

 

Lundi soir, au tour des fonds d’investissements internationaux d’être reçus à l’Elysée

 

Ces fonds s’appellent Adia (premier fonds des Emirats Arabes Unis), la China Investment Corporation… ils mobilisent une force de frappe financière de 4700 milliards d’euros.

En France, nous n’avons pas de pétrole mais l’idée de faire appel à ces fonds jusqu’à inaugurer, à Paris, le siège de l’IIR, un club d’investisseurs internationaux.

Dix organismes mondiaux réunis sous un même toit. L'idée remonte à 2011. A l'époque, le locataire de l'Elysée s'appelait Nicolas Sarkozy qui ne considérait pas la finance comme son adversaire.

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