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Détecteur de fumée chez les particuliers : n'attendez pas !

Vous n'avez plus que cinq mois pour équiper votre logement de détecteurs de fumée. D'abord pourquoi, que risquez-vous si vous ne les posez pas, à quel endroit faut-il installer le détecteur? Quel détecteur acheter et qui, du propriétaire ou du locataire, doit s’en charger ? Toutes les explications avec Jean-Michel Guérin, du site d'annonces immobilières, de "Particulier à Particulier".

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(Les appareils autorisés en France fonctionnent par détection photo-électrique © MaxPPP)

Vous avez très précisément jusqu’au 8 mars 2015 pour installer au moins un détecteur avertisseur et autonome de fumée (un D.A.A.AF.) dans votre logement. En 2011, date de publication de la loi, l'idée était de lutter contre les incendies domestiques dont on rappelle qu'ils font 10.000 blessés graves et 800 décès chaque année. 70% des incendies se déclarent de jour, mais les incendies de nuit sont, dans les 2/3, des cas mortels, car les personnes meurent asphyxiées, sans avoir été averties.

Chaque logement doit être équipé d’un détecteur de fumée normalisé. Vérifiez qu'il correspond à la norme CE EN14604. Certains détecteurs portent, en outre, la mention NF. La marque NF est une marque de certification de qualité supplémentaire, choisie volontairement par certains fabricants. Vous serez sûr que le détecteur remplit son office dès le début de l’incendie et qu’il émet un signal sonore suffisamment fort pour réveiller une personne endormie dans le logement, soit au moins 85 décibels à 3 mètres , Soit le bruit que ferait un TGV qui passe dans le couloir. Il peut fonctionner sur piles ou sur secteur mais dans ce cas, il doit comporter une alimentation de secours qui prendra le relais en cas de dysfonctionnement électrique car ce dysfonctionnement peut précisément être lui-même la cause de l’incendie. Notons que les piles ont une durée de vie d'un an au moins et que cela peut aller jusqu'à 5 ans pour les piles au lithium.

 Les appareils autorisés en France fonctionnent par détection photo-électrique. Le détecteur a des trous, des ouvertures permettent à l'air ambiant de circuler dans la chambre de détection. A l'intérieur de cette chambre, il y a une petite cellule photo-électrique qui convertit la lumière en un faible courant électrique. Lorsque de la fumée pénètre dans cette chambre, elle fait varier l'intensité électrique du signal et déclenche l'alarme. Ce système est le seul autorisé en France.

Vous devez fixer le détecteur au plafond du séjour ou du couloir d’accès aux chambres. Au-delà de 80 m², il faut plusieurs détecteurs. En maison par exemple, il est pertinent d’en mettre au moins un par étage. Enfin, si vous dormez porte fermée et que vous craignez de ne pas entendre le détecteur dans la chambre de vos enfants, vous pouvez opter pour des détecteurs avec lien radio. Lorsque l'un se déclenche, il déclenche tous les autres.

 

Les prix par détecteur vont de 20 euros à 60 euros, selon l'équipement qu'ils proposent, qu'il s'agisse d'une pile au lithium de plus longue autonomie, ou d'un bouton permettant de les mettre hors service, par exemple. Le coût dépend donc de la taille de votre logement et du nombre de détecteurs installés. Comptez jusqu’à 300 euros pour une grande maison.

C’est le propriétaire du logement, s’il occupe lui-même le logement. Il peut s’agir de sa résidence principale ou secondaire, c’est-à-dire d’une maison de vacances par exemple. C’est également le propriétaire qui doit procéder à l’installation s’il loue un logement en saisonnier, ou bien en meublé à l’année, ou s’il loue le bien comme logement de fonction. En location vide en revanche, c’est le locataire qui doit installer les détecteurs. Enfin, sont concernés à la fois les maisons et les appartements.

 

Le vendeur de détecteur vous remet une attestation que vous devez transmettre à votre assureur. Les assurances devraient vous consentir une minoration de prime si vous installez votre détecteur rapidement.

 

(Les appareils autorisés en France fonctionnent par détection photo-électrique © MaxPPP)