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La carte scolaire sera de plus en plus souple

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Ce fut un des sujets explosifs de la campagne présidentielle, puis des premières semaines du gouvernement Fillon… On en reparle autour de deux actualités : c’est la carte scolaire…
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Radio France
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Première actualité : Xavier Darcos a précisé hier dans quelles conditions il allait poursuivre l’assouplissement de la carte scolaire

Un rappel : il y a eu 13 500 dérogations supplémentaires l’an passé dans les collèges, 8 500 dans les lycées ; elles s’ajoutent aux 50 000 dérogations qui avaient été accordées avant la réforme de mai dernier… l’Education nationale va passer la vitesse supérieure en assouplissant encore plus les critères de dérogation…

A savoir critères sociaux, élèves souffrant d’un handicap ou d’un problème de santé lourd, élèves suivant un parcours particulier (c’est pour les options comme le sport ou la musique), et regroupement des fratries. Si vous répondiez à ces critères , vous étiez assuré d’obtenir satisfaction.

Ça restera le cas mais il y a une nouveauté : s’il reste des places dans un établissement une fois satisfaites les demandes d’élèves du secteur et les dérogations délivrées selon les critères que je viens de citer, cet établissement aura le droit de recruter qui il veut.

On risque donc d’accélérer encore la fuite de certains établissements, notamment en collège et notamment en banlieue. Pour l’instant, la réponse du ministère consiste à maintenir les moyens des collèges même s’ils perdent des effectifs, voire de les renforcer (300 postes sont prévus, notamment d’infirmières ou d’assistants d’éducation). C’est le pari du cercle vertueux : on renforce ainsi le taux d’encadrement dans les établissements les plus en difficulté afin qu’ils se rétablissent…

Tout cela, c’est pour l’enseignement secondaire ; mais on parle aussi « carte scolaire » pour le primaire mais dans un sens différent : l’expression « carte scolaire » ne désigne pas seulement la sectorisation, elle désigne aussi le processus de création et de suppression de postes. Or une polémique est en grain de monter, portée par les syndicats : le ministère a décidé de repousser à après les municipales ce qu’on appelle donc les opérations de carte scolaire – la répartition donc des postes école par école…

Habituellement ces opérations sont réalisées en décembre et en janvier. Alors l’explication est simple selon les syndicats : comme les postes seraient insuffisants, le gouvernement voudrait éviter des mouvements de grogne locaux qui pèseraient directement sur les maires, et sur la majorité en général. Une prudence électoraliste très classique les années de municipales : la gauche en avait déjà fait autant.

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