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De nouvelles supressions de postes déjà prévues pour 2009

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Mobilisation réussie hier pour les enseignants. Au-delà de l’habituelle querelle de chiffres entre syndicats et ministère de l’Education, tout le monde admet que la grève d’hier a été la plus suivie depuis le grand mouvement de 2003.
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Radio France
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Les points essentiels de la chronique :

Deux explications à cette forte mobilisation, d’abord sur la question du pouvoir d’achat…

  • C’est le point sensible, sur lequel Xavier Darcos lui-même est d’accord. Il l’était du moins avant la présidentielle ; il avait rendu en mars 2007 un rapport au candidat Nicolas Sarkozy dans lequel il reprenait à son compte une étude menée par des économistes qui concluait à une baisse du pouvoir d’achat des enseignants sur une période de vingt ans.

  • En principe, la question des rémunérations fait partie de la table ronde sur le métier d’enseignant. Logiquement, elle débouchera sur une revalorisation, reste à savoir sous quelle forme.

    L’autre motif de colère des enseignants porte sur la question des postes…

  • 11.200 suppressions dans l’Education au budget 2008 et, selon les syndicats, de nouvelles suppressions en 2009. Comment le sait-on ? Tout simplement parce que les recrutements sont forcément anticipés d’un an, au moment où le ministère annonce le nombre de postes ouverts aux concours d’enseignement.

  • Un nombre qui va encore diminuer , pour la cinquième année consécutive. Les chiffres ne sont pas officiels mais les syndicats ont opportunément diffusé, hier, un document de travail qui fait état de 18 000 postes ouverts aux concours, contre 22 000 l’an dernier. Une fois de plus, c’est le secondaire qui souffrira le plus : 7 500 postes seulement selon les syndicats, contre 10 000 cette année. Un rappel : on était sur 18 000 en 2002, d’où l’expression des syndicats qui parlent de « saignée ».

  • Quelles seront sur le terrain les conséquences de ces suppressions de postes ? Difficile à dire. Jusque-là la « machine » a absorbé le choc – c’est ce qui permet à Xavier Darcos de dire qu’avec son million 200 000 fonctionnaires, l’Education nationale n’est pas à 10 000 près. On supprime des options, on ferme quelques classes ou on augmente les effectifs moyens d’élèves, on rogne sur les dispositifs pédagogiques qui ne sont pas au cœur des programmes.

  • Mais il arrivera forcément un moment où cette optimisation forcenée des moyens trouvera une limite. Reste que la menace est abstraite : quand on évoque les postes aux concours 2008, on parle de conséquences dans le budget 2009 et pour la rentrée 2010… Ces enjeux, les syndicats les voient ; mais mobiliser sur des échéances aussi lointaines n’est pas évident…

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