Sur les antennes des services publics francophones

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Le grand prix du Journalisme 2022 des Médias Francophones Publics récompense chaque année le meilleur reportage de l’année, entendu sur les antennes de Radio France, RFI, RTS, Radio Canada et la RTBF. C’est un jury international d’auditeurs francophones qui désigne les lauréats. 

Article rédigé par
Eric Valmir - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min.
Le prix 2022 des Médias Francophones Publics sera connu ce dimanche 4 décembre. (ALEKSANDR ZUBKOV / MOMENT RF / GETTY IMAGES)

Le Grand prix du journalisme MFP récompense le meilleur reportage entendu sur les antennes francophones publics, Radio Canada, RFI, Radio France, la RTBF et la RTS. Radio France est représentée cette année par Boris Loumagne de franceinfo. Et c'est un jury international d'une centaine d'auditeurs qui désigne le lauréat. Verdict ce dimanche soir, 4 décembre, à 19h sur franceinfo et sur France Inter. 

Les cinq reportages en compétition

Reportage 1. RFI : Gao. Dernier convoi pour Niamey par Mounia Daoudi

Le 15 août 2022, les derniers soldats de la force Barkhane au Mali ont quitté la plateforme opérationnelle désert de Gao, mettant un terme à près de 10 ans de présence de l’armée française au Mali. Le dernier convoi logistique, composé d’une centaine de semi-remorques civils et d’une trentaine de porte-engins, prend la direction de Niamey au Niger. La petite ville que fut la plus grande base militaire OPEX depuis l'Afghanistan est désormais déserte.

Dans la base qui s’étend sur quelque 200 hectares et qui a accueilli jusqu’à 3 000 hommes, la nature reprend doucement ses droits. Il reste encore la trace des plaques de marbre sur lesquels sont inscrits les noms des 59 soldats français morts au Mali. Le convoi a mis 52 heures à parcourir les 400 kilomètres qui séparent Gao de Niamey. L’envoyée spéciale de RFI, Mounia Daoudi, a pu assister aux derniers préparatifs avant ce départ.

Reportage 2. La Suisse RTS. L’horreur vécue par une mère à Boutcha par Maurine Mercier

Maurine Mercier s’est désormais installée à Kiev comme correspondante permanente en Ukraine. Parmi les nombreux reportages tournés, celui-là porte deux témoignages difficiles à écouter et pourtant nécessaires. Ils décrivent l’horreur que des femmes et des filles ont vécue à Boutcha, en Ukraine. Une mère a accepté de briser le silence, de raconter ce qu'elle a enduré : des viols continus. Les soldats avaient quasiment élu domicile chez elles. Cette femme – et sa fille – ont accordé leur confiance à Maurine Mercier. Plus de 3 heures d'entretiens enregistrées pour dire l’indicible.

Reportage 3. Radio Canada. Les invisibles veulent être vus par Marie Paule Josselin

Un reportage percutant et saisissant sur la difficile guérison des survivants des pensionnats pour autochtones, à quelques jours de la visite du Pape en sol canadien. Au Canada, plus de 150 000 enfants des Premières Nations, métis et inuit, ont été pris de force à leurs familles et envoyés dans des pensionnats gérés par l'Église et financés par le gouvernement entre 1870 et 1997. L'objectif de cette politique était de "tuer l'Indien dans chaque enfant".

Une histoire longtemps restée taboue. Nombreux sont ceux à y avoir vécu des abus, des sévices, des agressions de toutes sortes, y compris sexuelles. Certains y ont laissé leur vie. Qu’ils soient croyants ou non, qu’ils veuillent le rencontrer ou pas, la venue du pape au Canada est une plongée dans le passé.

Reportage 4. Radio France. La vie sous occupation russe par Boris Loumagne.

En Ukraine, deux villages situés entre les villes d'Izioum et de Kharkiv, dans l'est du pays, deux villages tout juste libérés par l'armée ukrainienne quelques jours avant la venue des reporters de franceinfo. Le reportage recueille les témoignages de la vie quotidienne de ces villages pendant l'occupation russe, qui a duré plusieurs mois. Entre victimes et ex-collaborateurs, c’est surtout l’histoire d’une réconciliation impossible.

Reportage 5. RTBF. Sous les avions, Bruxelles. Par Jérôme Durant et Nicolas Vandeweyer

Une équation complexe : un aéroport privé situé en Flandre, dont il est un moteur économique, mais à quelques kilomètres de de Bruxelles, pour qui l’aéroport est surtout synonyme de nuisances aériennes. C'est un dossier qui détériore la vie politique belge aussi depuis plus de 30 ans. Comme si la solution n’existait pas. C’est un cri du cœur des reporters de la RTBF.

Ces cinq reportages, vous pouvez les écouter ici.

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