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Clara Gaymard : GE respectera les "exigences" sur le nucléaire

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Avec 300.000 salariés dans le monde General Electric est l’une des plus grosses entreprises au monde. Depuis l’annonce de son intention de racheter la branche énergie d’Alstom, elle est aussi devenue l’objet d’un vaste débat sur le patriotisme économique français. Invitée de Patron Chef d'entreprise, Clara Gaymard, présidente de GE France (10.000 salariés).
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Clara Gaymard juge normal que le gouvernement s’intéresse à la question extrêmement stratégique  de l’énergie et elle juge le dialogue actuel "extrêmement constructif ". Sur l'emploi elle est catégorique : "Nous avons déjà écouté le gouvernement. Nous nous sommes engagés à augmenter l’emploi en France, nous répondrons aussi aux interrogations, nous verrons enfin comment nous pouvons aider la filière transport d’Alstom" .

Même volonté d'avancer sur la question toute aussi stratégique du nucléaire: "Ce qui est certain c’est que nous répondrons aux exigences légitimes du gouvernement pour que la filière nucléaire et la propriété intellectuelle restent françaises" assure Clara Gaymard. Interrogée sur le décret Montebourg, sur la protection des secteurs stratégiques, elle n'estime pas qu’il s’agisse d’un décret anti General Electric et se montre plutôt optimiste quant à la conclusion de ce dossier car "la logique industrielle de ce projet permettra à la France de devenir l’un pôles mondiaux de l’énergie ".

Répondant enfin aux accusations de dissimulation, Clara Gaymard les rejette en bloc. "On a été surpris par la fuite (sur les négociations entre Alstom et GE), ce n’est pas notre façon de faire, on a toujours travaillé en bonne intelligence avec le gouvernement français, on est là depuis 50 ans ".

Clara Gaymard, est par ailleurs la présidente de la chambre de commerce américaine en France.  A ce titre, elle organise à l’occasion des cérémonies du 6 juin un forum sur la relation économique transatlantique. Il réunira à Caen un parterre prestigieux de politiques et de patrons. L’occasion pour elle de s’exprimer sur la levée de bouclier contre le Traité de libre-échange Etats-Unis/Europe. "Il ne s’agit pas d’anti américanisme mais d’une peur de celui qui se croit faible" . La France ne doit pas douter de ses forces, affirme Clara Gaymard.

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