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Nouveau monde. Contre les infox, WhatsApp réduit la portée de vos contenus

Les règles changent sur l’application de communication WhatsApp afin de lutter contre les fausses nouvelles. Le partage de contenus entre utilisateurs est désormais plus limité.

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L\'application WhatsApp sur un smartphone.
L'application WhatsApp sur un smartphone. (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / RADIO FRANCE)

Depuis lundi 21 janvier, il n’est plus possible de partager des contenus avec plus de cinq personnes ou cinq groupes de personnes sur WhatsApp, qui a décidé de lutter contre les fausses nouvelles. On parle ici de la fonction "faire suivre", qui permet de renvoyer, d’un simple clic, un contenu (image, vidéo, etc.) que l’on a reçu soi-même via WhatsApp. Pour l’instant, cette modification est active uniquement sur Android. Elle devrait arriver prochainement sur iPhone via une mise à jour.

En quoi, cela permet-il de lutter contre les infox ?

Cette décision vise à réduire mécaniquement la propagation des infox. Avant, on pouvait faire suivre des contenus à 20 groupes de 256 personnes chacun ce qui permettait de toucher potentiellement 5 120 personnes en quelques clics. Désormais, on ne pourra plus toucher que 5 x 256 = 1 280 contacts simultanément. En plus, sur WhatsApp, les administrateurs de groupes vont pouvoir interdire leurs membres de poster des messages, ils pourront seulement en recevoir, ce qui devrait limiter encore la propagation de contenus inappropriés.

Echanges confidentiels

WhatsApp est confronté à une spécificité : les échanges étant privés et chiffrés, donc inaccessible aux non-destinataires, il n’est pas possible de filtrer des publications en fonction de leurs contenus comme sur Facebook. WhatsApp, qui appartient à Facebook, compte aujourd’hui 1,5 milliards d’utilisateurs dans le monde. WhatsApp avait déjà décidé de limiter la fonction de partage en Inde suite à des affaires terribles de lynchages après la propagation de fausses informations sur des pseudo-kidnapping d’enfants.

L\'application WhatsApp sur un smartphone.
L'application WhatsApp sur un smartphone. (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / RADIO FRANCE)