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Le numérique, cet enjeu absent de la campagne

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Présenté comme un important levier pour l'économie française, le numérique est paradoxalement quasiment absent de la campagne présidentielle.
Article rédigé par
Radio France
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Le Collectif du Numérique, une
association de professionnels du secteur, invitait hier à débattre Nicolas
Princen et Fleur Pellerin, représentants respectifs de Nicolas Sarkozy et de François
Hollande pour les questions numériques.

Ces derniers ont pu détailler les programmes de leurs champions respectifs :

Un "small business act" comme aux Etats-unis en
faveur des PME du secteur high-tech tandis, pour Nicolas Sarkozy...Un projet de taxation des fournisseurs d'accès côté Hollande mais
en veillant, a dit hier Fleur Pellerin, à ne pas en faire "des vaches à
lait du secteur".

Hadopi survivra-t-elle au 6 mai ?

Concernant la fameuse loi Hadopi, le président
sortant défend le bilan de sa haute autorité contre le piratage tandis que, de son
côté, le candidat Hollande laisse entendre qu'il la supprimera mais... pour la remplacer par autre chose d'assez équivalent, histoire de
ne pas se mettre à dos le monde la culture très attaché à la protection du
droit d'auteur.

Au final, les
deux programmes comptent en réalité beaucoup de points communs et c'est peut-être cela qui explique que le numérique soit absent des débats.

Convergence

Parmi les points de convergence, on trouve notamment : du haut débit pour tous et partout et - peut-être mais pas sûr - un ministère
du numérique. Les deux camps sont également d'accord pour faire payer les
entreprises américaines qui échappent à l'impôt en France en installant leurs
sièges en Irlande ou au Luxembourg.

Clash à propos de Google

Les deux débatteurs se sont cependant écharpés sur la place des géants américains du Web dans l'économie française et sur la question du soutien aux entreprises innovantes. Fleur Pellerin ayant récemment assimilé le nouveau siège parisien de Google à un "QG Potemkine", c'est-à-dire un décor de
carton-pâte à des fins de propagande, Nicolas Princen a estimé que celle-ci "insultait" les employés de Google et que le PS "décourageait les entrepreneurs".

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