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La nouvelle Freebox selon Xavier Niel : la première box au monde qui permet d'accéder, à cette ampleur, aux dix gigabits par seconde

A la peine sur son nombre d'abonnés, Free tente de retrouver une bonne dynamique avec la mise sur le marché d'une nouvelle box.

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Xavier Niel, le cofondateur de Free, présente sa nouvelle box, le 4 décembre 2018.
Xavier Niel, le cofondateur de Free, présente sa nouvelle box, le 4 décembre 2018. (JEROME COLOMBAIN / RADIO FRANCE)

La nouvelle Freebox, dévoilée mardi 4 décembre par l'opérateur Free, est "la première box au monde qui permet d'accéder aux dix gigabits" par seconde, s'est félicité sur franceinfo Xavier Niel. "On est dans notre ADN, on crée quelque chose que l'on a envie d'avoir chez soi", avec "des technologies modernes", a souligné le cofondateur de Free. Huit ans après la précédente version, l'opérateur, qui a perdu plus de 60 000 clients depuis le début de l'année, espère se relancer avec sa "Freebox Delta", qui inclut notamment l'assistant vocal Alexa, un abonnement Netflix, et des haut-parleurs fabriqués par Devialet.

franceinfo : quelles sont les principales nouveautés ?

Xavier Niel : c'est la première box au monde qui permet d'accéder, à cette ampleur, aux dix gigabits par seconde. C'est-à-dire que l'on a une vitesse, quand on a la fibre optique, colossale. Et quand on n'a pas la fibre optique, dans cette nouvelle Freebox, on mélange à la fois le DSL et la 4G ce qui permet de faire exploser le débit du DSL, si on a de la 4G qui marche à côté de chez soi. On a travaillé avec Devialet pour créer un son jamais vu. Quand on l'a essayé, on ne s'en remet pas. C'est réellement quelque chose de différent.

Cette nouvelle Freebox est conçue entièrement par les ingénieurs de Free ?

C'est notre spécificité. On est le seul opérateur au monde à concevoir l'intégralité du hardware, c'est-à-dire ce que l'on peut toucher, et du software, c'est-à-dire ce que l'on ne peut pas toucher mais qui fait fonctionner cet équipement. C'est pour cela qu'on avait réussi à inventer le concept de box il y a longtemps, c'est pour cela qu'on a pu dans notre histoire créer des Freebox révolutionnaires. Seize ans après la première Freebox, huit ans après la dernière Freebox révolutionnaire, on essaye de recréer quelque chose qui intègre ce dont on a réellement besoin aujourd'hui. La première Freebox, c'était le téléphone et la télé, et le monde a un peu changé. On n'utilise plus beaucoup le téléphone fixe à la maison, on ne regarde plus la télévision comme avant. On crée une Freebox qui intègre des technologies modernes.

Mais le coût de cette Freebox est élevé ?

On a changé notre modèle. Jusqu'à présent, quand vous payiez un abonnement à une box, vous n'étiez pas propriétaire. Là, dès le premier jour, vous devenez propriétaire de trois choses dans cette Freebox : le disque dur d'un To, un pack sécurité et le player, ce qui permet de faire jouer le son Devialet et de faire marcher Netflix en très bonne qualité. On a un abonnement de 49,90 euros par mois qui inclut Netflix et les autres services, et à côté on a un coût de 10 euros par mois pour devenir propriétaire du player Devialet. C'est une box sans engagement, on peut rester abonné un mois, et ensuite on garde ses équipements. On a plein d'offres et plein de Freebox différentes pour que chacun trouve ce dont il a besoin.

Une box qui fait tout, n'est-ce pas paradoxal, à l'heure du cloud, où tout est dématérialisé ?

On peut mettre dans cette box des choses qu'on ne peut pas trouver dans le cloud. Le son Devialet, on ne peut pas le faire venir du cloud. C'est pour cela que la Freebox est volumineuse. La connexion 10 gigabits, le mélange du DSL et de la 4G, ça dans le cloud on ne peut pas le faire.

Cela va-t-il permettre de rassurer vos actionnaires, alors que Free a perdu des abonnés cette année ?

Les actionnaires sont les gens qui dirigent cette entreprise. On n'a pas de stress. Si on nous compare au reste du marché, on a un concurrent qui a le même nombre d'abonnés que nous, qui a quinze fois plus de dettes, qui n'a pas de croissance, qui a perdu 10% de son chiffre d'affaires au trimestre dernier. Nous on continue à avoir de la croissance. On a un stress modéré. Si à un moment on perd quelques abonnés, cela peut créer un peu de bruit ou un peu de mouvement. Ce n'est pas notre sujet. Free a été créé il y a 20 ans par un groupe de copains. L'idée de base, c'était de dire : créons un produit que l'on a envie d'utiliser. On n'avait pas une finalité financière. On est dans notre ADN, on crée quelque chose que l'on a envie d'avoir chez soi. Tant mieux si cela plaît à d'autres personnes. Si cela ne plaît pas à d'autres personnes, c'est comme ça et c'est la vie. On a tellement d'offres, qu'au bout on trouve toujours chez Free, normalement, la box dont on a besoin.

Xavier Niel, le cofondateur de Free, présente sa nouvelle box, le 4 décembre 2018.
Xavier Niel, le cofondateur de Free, présente sa nouvelle box, le 4 décembre 2018. (JEROME COLOMBAIN / RADIO FRANCE)