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Comment éviter que les jeunes ne tombent sur la vidéo de décapitation d’Hervé Gourdel ?

Les vidéos des scènes de décapitation ou autres scènes sanglantes, scènes de violence sont de plus en plus nombreuses sur les réseaux sociaux ou sur le Web en général. Ces images peuvent choquer les personnes sensibles. Jérome Colombain explique qu'il existe plusieurs méthodes pour protéger nos enfants.

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(© Sipa Press Hervé Gourdel)

Comment éviter que les plus jeunes ne tombent sur la vidéo de décapitation d’Hervé Gourdel ?

En principe, il y a peu de risque de tomber par hasard sur la vidéo de décapitation d’Hervé Gourdel. Les médias s’entendent pour ne pas relayer ces images afin de ne pas amplifier la propagande. Sur les réseaux sociaux, la tendance est plutôt à la pudeur, hormis chez certains jeunes en mal de sensations fortes. Bien sûr, en cherchant bien, on peut toujours accéder à des sites Web ou à des comptes Twitter, souvent en langue arabe, qui diffuseront ces images, ne serait-ce que des photos.

Est-ce que les sites occidentaux peuvent bloquer cette vidéo ?

YouTube, principal média vidéo consommé par les jeunes, ne censure pas de vidéos à priori mais permet aux internautes de signaler un contenu choquant qui peut alors être retiré ou précédent d’un avertissement. C’est le cas depuis hier pour la vidéo d’Hervé Gourdel. Les parents peuvent aussi aller dans les paramètres de YouTube pour activer le contrôle par limite d’âge sur leur ordinateur. Ce que l’on trouve surtout sur YouTube, ce sont des images reprises sur les télévisions, donc « épurées », floutées, parfois accompagnées de titres accrocheurs ajoutés par des internautes qui ne reculent devant rien pour grignoter quelques revenus publicitaires en postant et repostant ce genre de vidéos.

Comment protéger les enfants ?

Pour protéger les enfants en bas âge et leur éviter de voir ces images insoutenables, le B-A-BA consiste à installer un logiciel de contrôle parental sur l’ordinateur familial. Aujourd’hui, tous les fournisseurs d’accès en proposent gratuitement. Il suffit de se rendre sur le site de son opérateur. On trouve aussi des systèmes de protection pour tablettes. Cependant, la plupart de ces programmes ne sont pas capables d’analyser les images elles-mêmes. Ils se basent sur les mots qui les accompagnent. Cela ne marche pas à tous les coups. Il faut que le logiciel soit à jour.

Dans tous les cas, des petits qui se connectent à Internet, rien de remplace une surveillance physique et un accompagnement.

Pour les adolescents, c’est plus délicat. Bien sûr, il y a également la solution du contrôle parental mais c’est malheureusement tellement contraignant que l’on a souvent l’habitude de le désactiver.

Donc, même si la probabilité de tomber dessus n’est pas énorme, pas d’assurance tout risques contre ce genre de contenu sur Internet.

(© Sipa Press Hervé Gourdel)