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Mon info. Les réseaux sociaux font vœu de chasteté

Les réseaux Facebook et Instagram veulent interdire l'utilisation de certains émojis lorsqu'ils sont détournés pour des messages à caractère sexuel.

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Des émojis sur des smartphones (illustration).
Des émojis sur des smartphones (illustration). (MIGUEL MEDINA / AFP)

Facebook et Instagram (le second est propriété du premier) ont décidé de faire du tri dans leurs émojis : tous ces petits smileys, ces images qui fleurissent dans nos messages, nos échanges. Il y en a trois, en particulier, qui sont dans le viseur de la plateforme, qui a modifié sa charte de comportement à adopter : il s’agit de la pêche, de l’aubergine et des gouttes d’eau.

Trois pictogrammes qui ont l’air bien gentils, mais qui sont jugés trop... sexuels par Facebook, qui a donc décidé de les bannir dans certains cas. Et dans certains cas uniquement : quand ils sont détournés de leur sens initial, je ne vous fais pas de dessin.

Facebook se défend de toute censure

La pêche, l’aubergine et les gouttes d’eau ne pourront donc plus être publiées sur Facebook ni Instragram, si les émojis sont utilisés dans un contexte sexuel. Les photos qui utilisent aussi ces émojis pour cacher les parties intimes seront interdites.

Le géant américain se défend, en expliquant que ce n’est pas pour censurer, mais pour ne pas promouvoir le travail du sexe ou les contenus pornographiques. Si ces émojis n’ont rien à voir avec une sollicitation ou une offre sexuelle, ils pourront donc être utilisés normalement. Le problème, c’est que Facebook ouvre la boîte de Pandore, car d’autres associations d’émojis peuvent elles aussi, sorties de leur contexte initial, faire référence à un acte sexuel. La baguette par exemple. À moins que ce ne soit jugé comme étant une discrimination envers les français...

Des émojis sur des smartphones (illustration).
Des émojis sur des smartphones (illustration). (MIGUEL MEDINA / AFP)