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À la rencontre des familles des lycéennes kidnappées par Boko Haram

"Modes de vie" se penche aujourd’hui sur les 276 lycéennes kidnappées par la secte Boko Haram, provoquant l’indignation et la mobilisation d’une bonne partie de la planète. La presse n’est pas en reste, comme le magazine "Marie-Claire" qui publie un reportage exclusif signé Manon Quérouil-Bruneel.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
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  (L'enlèvement des jeunes filles a provoqué une vague de manifestations aux quatres coins du monde (ici à Paris, le 13 mai) © Nathanaël Charbonnier/Radio France)

Manon Quérouil-Bruneel est partie à Chibok, au nord-est du Nigéria, rencontrer les familles de ces lycéennes enlevées le 14 Avril dernier. "Les familles sont, comme on peu l’imaginer, dévastées, rongées par l’angoisse de ne pas savoir où se trouve leurs filles, ni dans quelles conditions elles survivent ", raconte la journaliste.

 

"Au moment de notre reportage, il y a trois semaines, beaucoup étaient déjà à bout de force, des mères ont du être hospitalisées. (…) Depuis les familles vivent en suspens, dans l’attente de nouvelle. Cela fait 81 jours aujourd’hui. Plus le temps passe, plus l’espoir d’une libération s’amenuise. "

 

"La population locale vit dans la peur permanente de nouvelles attaques"

 

Cette région du Nigéria est dangereuse, les enlèvements se succèdent. Comment vit la population de Chibok ? La reporter rappelle que "depuis le début de l’année, on a compté 2.000 civils tués, des dizaines de villages brûlés, des milliers de déplacés. La population locale vit dans la peur permanente de nouvelles attaques. Elle se sent d’autant plus délaissée par l’État nigérian et les politiques qui restent bien à l’abri à Abuja. Les services publics ont complètement délaissé la localité.

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