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Micro européen. Les Black Blocs traversent les frontières

Le 1er mai, Paris a connu une ambiance de guérilla avec les affrontements entre plusieurs centaines de Black Blocs et les policiers. Un phénomène européen.

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Affrontements lors des manifestations à Paris, le 1er mai 2018. 
Affrontements lors des manifestations à Paris, le 1er mai 2018.  (JULIEN MATTIA / LE PICTORIUM / MAXPPP)

Ce phénomène de groupes anarchistes et autonomes, les Black Blocs - comme ceux qui se sont affrontés aux forces de l'ordre à Paris le 1er mai - se retrouve dans d'autres pays européens. Exemples avec Peter HEUSCH du journal allemand SudWest Presse et Paolo LEVI de l'agence italienne ANSA.

Déjà en Allemagne, en juillet 2017

Plusieurs milliers de Black Blocs ont envahi les rues de Hambourg à l'occasion d'un sommet du G20. Il n'y avait pas que des nationaux, exactement comme à Paris mardi dernier, où l'on a vu "des allemands, des belges, des scandinaves et des hollandais", selon Peter Heusch où les "batailles rangées dans les rues de Hambourg ont duré des heures"

En Italie, il y a eu le drame de Gênes

Lors d'un G7 en 2001, un manifestant a été tué par un policier. "C'est cette année-là que les italiens ont découvert les Black Blocs", raconte Paolo Levi. Désormais, le gouvernement italien n'organise plus les sommets internationaux "dans les grandes villes mais dans des lieux reculés". À l'exemple du G8 de Taormina en Sicile, l'année dernière, ou d'un précédent G8 sur un navire militaire dans la baie de Naples.

Ces groupes de Black Blocs ne sont pas faciles à identifier

Difficiles à identifier, "car leur revendication anticapitaliste reste très floue voire très superficielle", estiment les deux correspondants. Mais ils sont organisés entre eux et traversent les frontières. Les événements qu'ils choisissent sont surtout internationaux : en Allemagne, ils ne se greffent pas sur un défilé syndical comme ce fut le cas pour le 1er mai à Paris.

Affrontements lors des manifestations à Paris, le 1er mai 2018. 
Affrontements lors des manifestations à Paris, le 1er mai 2018.  (JULIEN MATTIA / LE PICTORIUM / MAXPPP)