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Lambert Wilson : "Mon pavé 2018, c’est l’objectif faim zéro"

Le comédien Lambert Wilson, invité d’Olivier de Lagarde, s’engage dans la lutte contre la faim dans le monde.

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Lambert Wilson en novembre 2016 à Monaco.
Lambert Wilson en novembre 2016 à Monaco. (JEAN-FRANCOIS OTTONELLO / MAXPPP)

LambertWilson est un comédien, metteur en scène et chanteur français. Il est désormais ambassadeur pour la FAO (Food and agriculture organization), une organisation des Nations Unies créée en 1945 dont l’objectif principal est de réduire la faim dans le monde. Il dénonce l’augmentation de la famine, depuis 2016, liée aux zones de conflits et aux changements climatiques.

Olivier de Lagarde : La situation ne s’arrange pas ?

Lambert Wilson : Non, elle ne s’arrange pas. C’est cela qui m’a attiré vers cette cause. Depuis 2016 il y a une recrudescence de la faim dans le monde car il y a des conflits. Il y a quatre pays dans une situation dramatique : le Nigeria, le Soudan du Sud, l’Ethiopie, la Somalie, qui vivent des situations de pré-famine. Mais il se trouve qu’après une amélioration du problème de la faim dans le monde, il y a une aggravation à nouveau. C’est vrai qu’il y a un problème de conflit, de migration ; mais il y a aussi des problèmes liés à la nature.

Quels sont les facteurs ? La guerre en un, la pauvreté en deux ?

Je pense, oui; En ce moment, forcément, c’est la guerre en numéro un. Mais il y a aussi le résultat du changement climatique. C’est évident, nous sommes en plein dedans. 

Il y a 12% des personnes dans le monde qui souffrent de la faim et 30% d’obésité.

Le problème de l’obésité est beaucoup plus important, curieusement, que celui de la faim dans le monde. Mais il s’applique à des gens pauvres. Le problème de l’obésité ce n’est pas le problème uniquement des Américains, c’est le problème des pays pauvres. Ce qu’on peut dire aux gens qui nous écoutent, c’est qu’il faut se réveiller sur nos actions. C’est-à-dire : le problème de l’empreinte carbone, comment consomme-t-on les aliments que l’on mange, d’où viennent-ils… C’est une prise de conscience de nos actions, et aussi, une grande question sur les personnes que nous élisons.

Lambert Wilson en novembre 2016 à Monaco.
Lambert Wilson en novembre 2016 à Monaco. (JEAN-FRANCOIS OTTONELLO / MAXPPP)