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Trois romans à emporter partout cet été

Trois livres de poches car il n’y a rien de pire que d’être à la plage, en bateau, dans le désert ou au fin fond du monde avec de mauvais livres.

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(© Point Seuil, © Pocket, © L'olivier)

Un bonheur parfait , de James Salter, chez Point Seuil

On va beaucoup parler, à la rentrée, de James Salter. Cet écrivain, certainement le meilleur styliste d’Amérique, mais aussi le plus grand romancier de l’amour et du couple. À 89 ans, il s’apprête à publier son nouveau roman après plus 10 ans de silence. Pour patienter, lisez Un bonheur parfait.

 

On est à 20 kms de New York, à Long Island, dans une maison charmante au milieu d’un paysage magnifique, avec un couple, Viri et Nedra, qui ont deux fillettes adorables. Lui est architecte brillant, elle, c’est la grâce même. Elle organise à merveille les goûters pour les enfants, les Noël. Viri, père attentif, n’est pas mal non plus. Ils ont beaucoup d'amis, cultivés comme eux, assez aisés comme eux, et donnent l’image d’un bonheur parfait. Et puis un jour, Viri se met à tromper Nedra, Nedra à tromper Viri. Ils se posent la question fatale : sommes-nous finalement heureux ? Et paf, c'est la dégringolade.

 

Depuis Tendre est la nuit , on n'avait jamais aussi bien parlé du couple. C’est plein de détails, on entend le temps passer, les enfants jouer, on rigole avec les copains, on fait l’amour, on se déchire.

Le Maître des Illusions , de Donna Tartt, chez Pocket

Le Maître des illusions est un roman qui nous a tous bouleversé, donné envie de vivre à 300 à l’heure tout en nous plongeant à fond dans nos textes de grec ancien. C’est un "campus novel", un roman qui se passe sur un campus et qui raconte comment un jeune garçon venu de Californie va se retrouver au milieu d’une bande d’étudiants en lettres classiques totalement fascinants, eux mêmes fascinés par la puissance du monde de l’antiquité, et qui traduisent Platon tout en testant des drogues et en organisant des fêtes pleines de rituels dionysiaques.

 

C’est un roman d'une perversité prodigieuse, pile entre Nabokov et Patricia Highsmith, une version épicée et transgressive du Cercle des poètes disparus dédiée à un vieux camarade de fac de Dona Tartt : Bret Easton Ellis. 

Le dernier roi d’Ecosse , de Giles Foden, à la Petite Bibliothèque de l’Olivier

Ce roman est absolument transportant. Il raconte comment, dans les années 70, un jeune médecin anglais qui arrive en Ouganda, dans un hôpital de brousse, va se retrouver sous la coupe, et même le coupe-coupe, du terrible dictateur Idi Amin Dada, en devenant son médecin personnel.

C’est un roman aux airs de romans d’espionnage - les services secrets s’en mêlent - mais surtout un roman qui nous plonge au cœur de l’Afrique, au cœur du pouvoir, au cœur du mal. Une lecture haletante.

(© Point Seuil, © Pocket, © L'olivier)