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Le romantisme au cinéma

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Après "Les confessions d'un enfant du siècle", d'après Alfred de Musset, il y a quelques semaines, deux autres adaptations de grands classiques du romantisme européen sortent aujourd'hui en salle : "Anna Karenine" et "Les Hauts du Hurlevent".
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Radio France
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Les Hauts du Hurlevent d'Andrea Arnold

On retrouve une certaine rudesse dans l'adaptation d'Andrea Arnold, qui
s'attarde sur une campagne sauvage, tourmentée, lumineuse ou très
sombre. La réalisatrice nous plonge dans la passion et la sensualité qui
vont unir dès l'enfance Cathy et Heathcliff.

Synopsis : Angleterre – XIXème siècle. Heathcliff, un enfant vagabond, est
recueilli par M. Earnshaw qui vit seul avec ses deux enfants, Hindley et
Cathy, dans une ferme isolée. Heathcliff est bientôt confronté aux
violences de Hindley, jaloux de l'attention de son père pour cet
étranger. Le jeune garçon devient le protégé de Cathy. A la mort de M.
Earnshaw, Cathy est courtisée par le fils de riches voisins, laissant
peu à peu Heathcliff à la merci de Hindley. A l'annonce du prochain
mariage de Cathy, Heathcliff s'enfuit. L'attachement fraternel qu'il
vouait à Cathy se transforme alors en un amour obsessionnel.

Anna Karenine de Joe Wright

C'est dans un véritable tourbillon que nous embarque Joe Wright en
adaptant le roman de Tolstoï. Le cinéaste choisit comme décors la scène
et les coulisses d'un théâtre tout en trompe l'oeil que la caméra
traverse pour aller battre la campagne et plonger au coeur d'une société
en représentation permanente. Un grand mélodrame assumé et flamboyant.

Synopsis : Russie, 1874, la belle et ardente Anna Karénine jouit de
tout ce à quoi ses contemporains aspirent : mariée à Karénine, un haut
fonctionnaire du gouvernement à qui elle a donné un fils, elle a atteint un
éminent statut social à Saint-Pétersbourg. À la réception d'une lettre de son
incorrigible séducteur de frère Oblonski, la suppliant de venir l'aider à
sauver son mariage avec Dolly, elle se rend à Moscou. Au cours de son voyage,
elle rencontre la comtesse Vronski que son fils, un charmant officier de la
cavalerie, vient accueillir à la gare. Quelques brefs échanges suffisent pour
éveiller en Anna et Vronski une attirance mutuelle. Oblonski reçoit également
la visite de son meilleur ami Levine, un propriétaire terrien sensible et
idéaliste. Épris de la sœur cadette de Dolly, Kitty, il la demande gauchement
en mariage, mais Kitty n'a d'yeux que pour Vronski. Dévasté, Levine se retire à
Pokrovskoïe et se consacre entièrement à la culture de ses terres. Mais le cœur
de Kitty est lui aussi brisé quand elle prend conscience, lors d'un grand bal,
de l'infatuation réciproque d'Anna et Vronski. Anna, désorientée, rentre à
Saint-Pétersbourg, mais Vronski l'y suit. Elle s'évertue à reprendre sa calme
vie de famille mais son obsession pour le jeune officier ne cesse de la
tourmenter. Elle s'abandonne alors à une relation adultère qui scandalise toute
l'aristocratie locale. Le statut et la respectabilité de Karénine sont mis en
péril, le poussant à lancer un ultimatum à sa femme. Dans sa recherche éperdue
de bonheur, Anna révèle au grand jour l'hypocrisie d'une société obsédée par le
paraître. Incapable de renoncer à sa passion, elle fait le choix du cœur.

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