VRAI OU FAUX. Paris 2024 : attestation de confinement, billet pour les bébés, reconnaissance faciale... on a vérifié trois affirmations qui circulent sur les réseaux sociaux

Alors que la flamme olympique est allumée à Olympie (Grèce), franceinfo a vérifié trois affirmations qui circulent sur les réseaux sociaux à l'approche des Jeux olympiques à Paris.
Article rédigé par Lise Roos-Weil
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
Les anneaux olympiques sur le parvis du Trocadéro, le 14 septembre 2017. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

À presque 100 jours du lancement des Jeux olympiques de Paris et alors que la flamme est allumée à Olympique (Grèce) mardi 16 avril, franceinfo revient sur trois affirmations qui circulent sur les réseaux sociaux.

Une "attestation de confinement" obligatoire pour se déplacer, vrai ou faux ?

C'est faux, aucun confinement n'est prévu. En revanche, il y aura bien des restrictions de circulation, mais pas dans toute la capitale, ni pour tout le monde. Ces restrictions ne concerneront que les véhicules motorisés. Les piétons, les vélos ou même les trottinettes ne sont pas concernés.

Des périmètres de sécurité ont été définis autour des sites de compétition. D'abord et logiquement, une zone restreinte, à proximité immédiate des sites de compétition, accessible uniquement aux organisateurs accrédités ou aux personnes munis d'un billet. "Aucun habitant, commerce ou entreprise n'est situé à l'intérieur de ce périmètre", précise la ville de Paris. Autour de ces sites de compétitions, deux périmètres plus larges ont été dessinés : la zone rouge et la zone bleue. Ces périmètres seront activés chaque jour de compétition deux heures trente avant le début de la première épreuve et seront levés une heure après la fin de la dernière épreuve.

Dans la zone rouge, la circulation est interdite sauf pour les véhicules d'urgence et les personnes munies d'une dérogation (résidents par exemple). Il faudra s'inscrire au préalable sur une plateforme pour obtenir un "justificatif dématérialisé". Dans la zone bleue, la circulation est limitée : l'accès sera autorisé sous présentation d'un justificatif aux forces de l'ordre, sans demande préalable (preuve de domicile, bon de livraison, déménagement, etc.). La carte détaillée des zones est visible sur le site de la ville de Paris.

Les billets pour les bébés seront payants, vrai ou faux ?

C'est vrai. Les mêmes tarifs sont appliqués pour tout le monde, peu importe l'âge. Il n'y a pas non plus de tarif réduit. La situation a beaucoup fait réagir mais le comité d'organisation des Jeux de Paris assume. "De manière générale, Paris-2024 déconseille aux parents de venir accompagnés d'enfants de moins de quatre ans sur les sites de compétition", a indiqué le comité dans un communiqué. "Paris-2024 encourage chacun à considérer l'environnement particulier des enceintes sportives peu adapté au bien-être des jeunes enfants."

Les Jeux olympiques de 2012 à Londres avaient instauré la même réglementation que Paris, mais les organisateurs l'ont modifiée sous la pression du public et des médias. Les billets étaient finalement gratuits pour les enfants de moins d'un an.

La reconnaissance faciale sera utilisée, vrai ou faux ?

C'est faux. La reconnaissance faciale n'est pas autorisée à Paris pendant les Jeux. La loi "relative aux Jeux olympiques et paralympiques de 2024", adoptée en avril 2023, indique que les techniques autorisées "n’utilisent aucun système d’identification biométrique, ne traitent aucune donnée biométrique et ne mettent en œuvre aucune technique de reconnaissance faciale. Ils ne peuvent procéder à aucun rapprochement, à aucune interconnexion ni à aucune mise en relation automatisée avec d’autres traitements de données à caractère personnel."

En revanche, il y aura de la vidéosurveillance "algorithmique". Un système de caméras "augmentées" qui, grâce à l'intelligence artificielle, analysent en temps réel les images et repèrent instantanément un événement dangereux, c'est-à-dire un mouvement de foule, un sac abandonné ou encore un comportement suspect. Le dispositif, expérimenté depuis un an, est accompagné et contrôlé par la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL).

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