Le rendez-vous du médiateur, France info

Le rendez-vous du médiateur. Reportage au Kurdistan syrien, les coulisses

Jérôme Jadot, grand reporteur de franceinfo, est de retour du Kurdistan syrien.

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !
L\'entrée du camp de Roj au Kurdistan syrien, où au moins six femmes et une quinzaine d’enfants français sont retenus, en janvier 2018.
L'entrée du camp de Roj au Kurdistan syrien, où au moins six femmes et une quinzaine d’enfants français sont retenus, en janvier 2018. (RADIO FRANCE / FRANCEINFO)

Jérôme Jadot, grand reporteur de franceinfo, a réalisé plusieurs reportages, dans ce territoire du Kurdistan syrien qui n'a pas d'existence officielle. Des auditeurs regrettent le manque de reportages dans certaines zones de conflits.

"Certains auditeurs ignorent peut-être les risques encourus par les médias à envoyer leurs journalistes et techniciens (risques d’enlèvement ou de mort) sur ces zones de conflit. D’autres territoires sont moins dangereux, mais pas toujours faciles d’accès," souligne Jérôme Jadot.

Les auditeurs ont entendu les interventions et reportages de Jérôme Jadot au Kurdistan syrien.

Comment ces reportages s'organisent-ils en coulisses ? Comment se rend-on dans ce territoire qui n’a pas d’existence reconnue ?

Jérôme Jadot : "C'est long, on doit passer par le Kurdistan irakien, après être arrivé par Bagdad (mais autorisations difficiles à obtenir) ou par la Turquie (en prenant une barque, on traverse le fleuve Tigre, puis 2, 3 heures de route au milieu des champs de pétrole et champs de blé). Arrivé à Amuda, il faut effectuer les formalités pour pouvoir travailler en tant que journaliste. De nombreuses autorisations pour se déplacer sont nécessaires. Mais les gens sont très accueillants".

Cela reste une zone de conflits. Quelles précautions prend-on pour limiter les risques ?

Jérôme Jadot : "En amont, on mesure les risques, on prend des renseignements auprès des journalistes déjà venus, des fixeurs (des "locaux", guides et interprètes, avec qui travaillent les journalistes). Les risques : certains quartiers sont encore contrôlés par le régime syrien. Sur le front, il y a d'autres risques militaires (dans ces zones, il faut se faire accompagner) : voitures piégées, roquettes, drones... Parfois, il peut rester des djihadistes quand le front avance vite."

 

L\'entrée du camp de Roj au Kurdistan syrien, où au moins six femmes et une quinzaine d’enfants français sont retenus, en janvier 2018.
L'entrée du camp de Roj au Kurdistan syrien, où au moins six femmes et une quinzaine d’enfants français sont retenus, en janvier 2018. (RADIO FRANCE / FRANCEINFO)