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Le mot de l'éco. L'activité partielle revient en force

Depuis le début de la crise sanitaire le chômage partiel coûte aux finances publiques, mais c'est un dispositif indispensable pour préserver l'emploi et l'économie.

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(ALEXIS SCIARD / MAXPPP)

L’activité partielle, terme technique et officiel de ce que l’on appelle souvent le chômage partiel, est un des dispositifs phares de cette nouvelle période de restrictions pour raisons sanitaires.

Cet outil, qui existe depuis plusieurs années, a été activé l’an dernier comme l’un des plus efficaces pour empêcher une hausse du chômage.
Il permet aux entreprises de mettre leurs salariés privés d’activité, en activité partielle. C’est l’état qui paye les salaires, ou plus exactement 84% du salaire net, 100% au niveau du SMIC.

Un dispositif coûteux et efficace

L’activité partielle est le dispositif qui a coûté le plus cher aux finances publiques l’an dernier, parmi les mesures d’aides aux entreprises : 27 milliards d’euros pour 2020, soit plus de la moitié de l’enveloppe totale consacrée au soutien aux entreprises en 2020.

Qui dit fermeture des écoles, des crèches, des commerces -150 mille au total- dit une nouvelle fois recours massif au chômage partiel.
En février – ce sont les dernières données disponibles- un peu plus de 2 millions de salariés étaient en activité partielle ; notamment ceux des restaurants, de l’événementiel, de la culture et du transport aérien, certains depuis des mois.

Au plus fort de la crise sanitaire en avril 2020, il y avait quasiment 8 millions et demi de salariés en activité partielle., soit presque un salarié du privé sur deux.
Combien de personnes seront en chômage partiel ces prochaines semaines ? Sans doute plusieurs millions.

Plusieurs millions de salariés de nouveau en activité partielle

Les salariés des magasins fermés, les parents dont les postes ne sont pas télétravaillables, et tous ceux pour lesquels le télétravail, même dégradé est impossible avec les enfants sur le dos.
Le montant de la facture finale dépendra du nombre de personnes concernées. Le gouvernement est tiraillé entre le recours à ce filet de sécurité et le maintien de l’activité économique à tout prix.

D’un côté, les règles ont été assouplies. Absolument toutes les entreprises peuvent désormais mettre leurs salariés au chômage partiel, sous conditions, mais sans reste à charge ; Elles ne payeront absolument rien sur les 84% du salaire net versé au salarié par l’état. Un système très avantageux.

Mais d’un autre côté, le ministère du Travail précise bien que pendant les nouvelles périodes de congés scolaires, soit du 12 au 25 avril, les salariés devront en priorité trouver une alternative, poser leurs congés, faire garder leurs enfants par leurs proches.

Le chômage partiel n’est possible qu’en tout dernier recours. Cela ressemble déjà à une usine à gaz et c’est bien la preuve que l’exécutif espère bien que ces quatre semaines qui commencent ne coûteront pas trop cher en perte d’activité et en aides publiques.

(ALEXIS SCIARD / MAXPPP)