Le mot de l'éco. Inflation

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Isabelle Raymond a choisi le mot inflation pour ce samedi 4 septembre. La hausse des prix fait son grand retour en France. Et partout dans le monde. 

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Radio France
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Le retour de l'inflation partout dans le monde. Les gouvernements surveillent la hausse qui pourrait faire grimper le ticket de caisse au supermarché. (Illustration) (ERHUI1979 / DIGITAL VISION VECTORS / GETTY IMAGES)

La hausse des prix est donc de retour en France pour cause de reprise économique très forte. Partout dans le monde, après une année 2020 particulièrement atone, pour raison de Covid. L'inflation se rappelle au bon souvenir des Français selon les derniers chiffres de l'INSEE : +1.9 au mois d'août, d'après des données provisoires publiées cette semaine .  

Une hausse particulièrement forte dans l'énergie

Une hausse sensible notamment avec la flambée du prix du gaz et du pétrole : les prix à la consommation ont grimpé de plus de 12% dans l'énergie en un an. Mais c'est la production industrielle qui voit le plus ses factures augmenter, à cause de l'explosion, là aussi, du prix du transport qui a grimpé en raison d'une demande très forte et mondialisé.

Les tarifs des matières premières ont explosé (acier, cuivre, blé, papier, matières agricoles). Ajoutez à cela la pénurie de semi-conducteurs qui dure depuis le début de l'année et qui pèse notamment sur l'industrie automobile. Les prix de production industrielle ont augmenté de plus de 8,5% sur un an.  

Un phénomène mondial

L'inflation est même plus forte ailleurs que dans notre pays. Regardez nos voisins européens. Selon les données d'Eurostat, le taux d'inflation dépasse 3% en août en zone euro, le plus fort depuis 10 ans, avec des taux supérieurs à 3% en Allemagne ou en Espagne par exemple, mais on est loin des quasiment + 5,5% constatés aux États-Unis.  

Les gouvernements veillent et surveillent cette hausse 

L'inflation est surveillée comme le lait sur le feu par les différents gouvernements. Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, se dit particulièrement vigilant sur le sujet. Les acteurs politiques craignent une valse des étiquettes qui ferait grimper le ticket de caisse au supermarché, qui mettrait à mal le pouvoir d'achat des populations, qui réveillerait des mouvements type gilets jaunes, voire pousserait à demander des augmentations de salaire.  

Mais pour l'instant, il y a un consensus des acteurs politique et du monde économique pour dire que cette inflation est temporaire, le risque de surchauffe maîtrisé. La Banque centrale européenne s'était fixée une inflation autour de 2%. C'était en automne dernier.

Un objectif dépassé on le voit, mais à ce stade, personne ne croit vraiment que la patronne de la BCE, Christine Lagarde, va augmenter pour l'instant les taux d'intérêt afin de tuer dans l'oeuf une inflation naissante. La Banque centrale européenne se réunit sur le sujet jeudi prochain, le 9 septembre.     

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