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Le mot de l'éco. Hydraulique

Le mot de l'éco, aujourd'hui, avec Isabelle Raymond, c'est hydraulique.

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Une turbine hydroelectrique sur le site Alstom de Grenoble, en 2014.
Une turbine hydroelectrique sur le site Alstom de Grenoble, en 2014. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Hydraulique, comme filière hydraulique, avec comme mots associés hydroénergie et hydroélectricité. Un sujet au cœur de l'actualité, en ce moment avec la suppression prévue de 345 postes sur 800 chez GE hydro à Grenoble qui conçoit et fabrique des turbines.     

Un marché porteur au niveau mondial

Selon le syndicat français des énergies renouvelables, seul 15 à 20% du potentiel est aujourd'hui exploité dans le monde. Imaginez les grands barrages qu’il reste à construire. Mais le marché se situe surtout en Amérique latine, en Asie et surtout en Afrique. Les avis sont unanimes pour dire que l'Europe a déjà tout ce qu'il faut comme grandes installations hydrauliques.    

L'énergie hydraulique, 2e source d'électricité en France

Loin derrière l'énergie nucléaire qui représente 75% de la production d'électricité en France, l'hydraulique représente 12,5%. C’est la première source d'électricité issues des renouvelables, très loin devant l'éolien et le solaire. D'ailleurs la France dispose du deuxième parc hydraulique en Europe derrière la Norvège.  

En France, la loi sur la transition énergétique prévoit que la part de production nucléaire soit réduite à 50% à l'horizon 2025. Avec, en parallèle, une montée en puissance des renouvelables.

L'hydraulique a cet avantage sur le solaire et l’éolien de pouvoir être stocké facilement et à moindre coût, régulé en fonction de la consommation d'énergie. Il suffit d'ouvrir ou de fermer les vannes. D'ailleurs, il est prévu d'augmenter les capacités de production, ces prochaines années. C'est écrit noir sur blanc sur le site internet du ministère de l'Ecologie et de la Transition Energétique  

La situation GE Hydro (ex-Alstom)

Pour justifier que General Electric réduise la voilure sur le site GE Hydro de Grenoble, l'Etat français (par la voix de Bercy) et l'entreprise américaine avancent les mêmes arguments : le marché français et européen est saturé. Il faut adapter les effectifs de l'ancien site ex-Alstom isérois en conséquence. Certes il existe encore un potentiel de croissance dans l'Hexagone mais seulement pour les petites installations dites au fil de l'eau (et ce n'est pas la spécialité de l'usine de Grenoble).

Des arguments qui ne convainquent pas les salariés concernés, soutenus par une grande partie de la classe politique à gauche qui a défilé dans l'usine ces dernières semaines. Le site de Grenoble continue à décrocher des contrats partout dans le monde, insistent les salariés qui mettent en avant un savoir-faire et une technologie de pointe qu'ils ne veulent pas voir sacrifiée pour des raisons, selon eux, purement financières.   Pour aller plus loin : Le livre blanc de l’hydroélectricité (lien vers un fichier PDF).

Une turbine hydroelectrique sur le site Alstom de Grenoble, en 2014.
Une turbine hydroelectrique sur le site Alstom de Grenoble, en 2014. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)