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Austérité : quel bilan pour la Grèce ?

Les Grecs seraient prêts à renoncer aux plans d'austérité. Syriza, parti de la gauche radicale, hostile à ces mesures, est donné favori des élections législatives anticipées demain. Cela fait 5 ans maintenant que l'aide internationale a débuté. La Grèce a reçu près de 240 milliards d'euros en échange de réformes drastiques. Ont-elles assaini l’économie grecque ?

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L’économie grecque semble en voie de guérison. Du moins si l’on s’en tient à certains indicateurs économiques. Il y a eu une légère croissance l'an dernier,  0.6%.

Notamment parce que les touristes sont revenus bien plus nombreux. Ils sont l'une des ressources du pays.

La croissance devrait être plus forte encore cette année : 2,9%. Mais attention : ce léger mieux arrive après des années noires. Depuis le début de la crise, le PIB du pays a fondu d'un quart. La Grèce s'est considérablement appauvrie.

Cela a conduit à une véritable catastrophe sociale. Les retraites et les salaires ont été réduits.

Le plan d’austérité a combiné à la fois des baisses, des dépenses fortes et des hausses d'impôts importantes. Cela a asphyxié l'économie. Et certains objectifs n'étaient pas réalistes.

Par exemple, la lutte contre la fraude fiscale - très répandue avant la crise -  porte ses fruits, mais on estime que 10 milliards d'euros échappent encore à l’État.

Les privatisations également devaient rapporter 50 milliards. Pour l'instant, c'est 10 fois moins, 5 milliards à peine. Ces années d'austérité n'ont pas eu l'effet attendu. Au contraire. L'objectif était de réduire la dette de la Grèce. C'est par là que la crise est arrivée. Cette dette a flambé : 175% du PIB aujourd'hui contre 120% il y a 5 ans.

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