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"Nous avons battu le virus" : la Nouvelle-Zélande libérée du Covid-19

Pour la deuxième fois en 2020, après avoir rapidement maîtrisé la première vague de l'épidémie, la Nouvelle-Zélande s'est officiellement débarrassée du coronavirus.

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La Première ministre de Nouvelle-Zélande Jacinda Arden, le 3 octobre 2020.
La Première ministre de Nouvelle-Zélande Jacinda Arden, le 3 octobre 2020. (DAVID ROWLAND / AAP)

Aucune contamination locale depuis 12 jours, et un seul cas venu de l'extérieur (un voyageur en provenance d’Angleterre et aussitôt placé en quarantaine). L'épidémie de Covid-19 est officiellement sous contrôle en Nouvelle-Zélande. 

C'est la deuxième fois que le pays se débarasse du Covid-19. Déjà au printemps dernier, l'archipel était venu à bout de la première vague en quelques mois. Une bonne nouvelle partagée lundi 5 octobre par la Première ministre lors d'une conférence de presse. "Je sais que les efforts face à cette deuxième vague ont été difficiles pour beaucoup d'entre nous, a dit Jacinda Ardern. Malgré cela, nous avons fait ce qu'il fallait, deux fois nous avons suivi notre plan et deux fois nous avons battu le virus."

La solution : un confinement radical, à la fois très rapide, très large et très strict. Dès le mois de mars, les établissements scolaires ont fermé, tout comme les entreprises et commerces non essentiels. Sans oublier les appels à rester chez soi ou encore le port du masque obligatoire. Résultat : de début mai à début août, pendant 102 jours très précisément, l'archipel du pacifique Sud n'a enregistré aucune contamination.

Cet été, au mois d'août, un foyer est apparu à Auckland (4 personnes à l'échelle du pays). Le soir même, un million et demi d'habitants se sont de nouveau retrouvés cloîtrés chez eux pendant trois semaines.

Deux fois nous avons suivi notre plan et deux fois nous avons battu le virus

Jacinda Ardern

Très tôt, le gouvernement a choisi la stratégie de l'éradication du virus, ce qui impliquait des décisions difficiles pour les libertés individuelles, pour l'économie, mais aussi un retour à la vie normale plus rapide une fois l'épidémie maîtrisée. Par exemple, il n'y a pas d'aller-retours entre restrictions et ouvertures comme en France.

On ne parle pas non plus de la même échelle : la Nouvelle-Zélande c'est cinq millions d'habitants, 25 décès dûs au Covid-19 et moins de 1 900 cas cumulés depuis le début de l'épidémie.

A partir du mercredi 7 octobre au soir, même si la prudence reste de mise, la vie reprend normalement, à 100% : tout le pays va redescendre au niveau le plus bas de l'alerte sanitaire, le niveau 1. Toutes les restrictions seront levées y compris en matière de rassemblement public.

All Blacks vs Wallabies, 50 000 fans attendus

En rugby, la rencontre entre les All Backs et l'Australie aura lieu normalement à l'Eden Park d'Auckland le 18 octobre (50 000 places !). Pour le premier test-match, qui se tient ce dimanche 11 octobre à Wellington, 28 000 billets ont déjà été vendus.

Cette bonne nouvelle est aussi une bonne nouvelle sur le plan politique. Dans dix jours, le 17 octobre, les nézo-zélandais votent pour renouveler leur Parlement. Jacinda Ardern était déjà largement favorite pour rester à la tête du gouvernement. Sa gestion de la crise va la rendre encore un peu plus populaire.

La Première ministre de Nouvelle-Zélande Jacinda Arden, le 3 octobre 2020.
La Première ministre de Nouvelle-Zélande Jacinda Arden, le 3 octobre 2020. (DAVID ROWLAND / AAP)