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Le mur de Berlin, ce mur qui a tant voyagé

Tout la semaine, nous posons le doigt sur le mur de Berlin, et ses vestiges, que l'on trouve un peu partout dans le monde. 

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Des restes du mur à Bernauer strasse, à Berlin, en Allemagne.
Des restes du mur à Bernauer strasse, à Berlin, en Allemagne. (FRANCK BALLANGER / FRANCE-INFO)

Vendredi matin franceinfo sera  au pied des vestiges du mur de Berlin, pour commémorer sa chute il y a 30 ans… C’est bien entendu là qu’on peut voir ce qu’il en reste, et se souvenir que sa construction a commencé dans la nuit du 12 au 13 août 1961 pour enrayer la fuite des Allemands de l’Est. Mais il n’est pas nécessaire d’aller à Berlin pour le voir ou le toucher ! D’abord, on peut passer devant la Maison de la radio, où il en existe un morceau depuis dix ans. C’était un cadeau de la radio publique allemande. Ou bien on peut s’en offrir un petit bout sur E-bay.  Entre 1 et 500 euros en fonction de la taille, avec un certificat d'authenticité. Mais en fait, il existe 240 segments du mur dispersés dans le monde. Quand on dit segment, on parle d’un vrai morceau. Un monstre de 3,60 m de haut et plus de 2,5 tonnes. Il y en a sur tous les continents, sauf l’Antarctique.

Les Etats-Unis au premier rang

Aux États-Unis, pays fasciné par les vestiges de cette séparation, et qui a été fortement impliqué, bien sûr, dans l’Histoire allemande depuis 1945, puisqu’un secteur de Berlin ouest était américain. C’est aussi le symbole de la victoire de l’Ouest sur l’Est dans la guerre froide. Au moment de la chute du mur, George Bush père comprend vite qu’il a tout intérêt à accompagner la réunification allemande plutôt que de s’y opposer. Du coup, on trouve un morceau du mur dans vingt États américains, y compris dans des lieux aussi insolites que les toilettes du bar d’un hôtel de Las Vegas. Mais aussi dans le musée George Bush, au Texas, et dans la bibliothèque John Kennedy à Boston dans le Massachussets. Kennedy, qui prononce l’un de ses discours les plus célèbres au pied du mur en 1963 avec le fameux "Ich bin ein Berliner". Il voulait alors dire qu’il se sentait citoyen de Berlin divisée, mais à cause d’une petite erreur de son traducteur  il a en fait dit "Je suis un petit beignet berlinois à la confiture". Il aurait dû dire "Ich bin Berliner"… Les Berlinois ne lui en ont jamais tenu rigueur.

Des restes du mur à Bernauer strasse, à Berlin, en Allemagne.
Des restes du mur à Bernauer strasse, à Berlin, en Allemagne. (FRANCK BALLANGER / FRANCE-INFO)