Le monde d'Elodie, France info

Meik Wiking : "Le bonheur, ce n'est pas un gâteau que l'on partage"

Tous les jours, une personnalité s'invite dans le monde d'Élodie Suigo. Aujourd'hui, l'écrivain danois Meik Wiking, président de l’Institut de recherche sur le bonheur, pour son livre "L’Art de se créer de beaux souvenirs" aux éditions First.

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L\'écrivain danois Meik Wiking à Séoul, en Corée du Sud, le 7 novembre 2016
L'écrivain danois Meik Wiking à Séoul, en Corée du Sud, le 7 novembre 2016 (MAXPPP)

Ce n'est pas uniquement "la quête du bonheur " dont parle Meik Wiking dans son livre mais aussi de ses 40 ans de recherches, d’interrogations personnelles pour comprendre ce qu’est le bonheur : "Comment mesurer des choses qui sont quelquefois inquantifiables."

Le bonheur, c’est très difficile à mesurer

Meik Wiking

à franceinfo

Meik Wiking rappelle que The Times avait écrit qu'il était "probablement l’homme le plus heureux du monde". Mais, répond-il, le bonheur n’est pas un concours : "Le bonheur ne se réduit pas au fait d’être partagé, ce n’est pas un gâteau qu’on partage en plusieurs." Être considéré comme l’homme le plus heureux du monde, "c'est un poids peut-être, mais surtout une responsabilité parce que je suis quelquefois heureux, malheureux, stressé, angoissé, en colère, c’est ça la nature humaine, la condition humaine. Il faut accepter qu’il y a d’autres émotions dans la vie".

"La détresse et le malheur nous enseignent le bonheur"

Cet homme dont le métier est de prendre soin des autres raconte qu’il est né "avec une disposition optimiste" mais que comme tout un chacun, il a connu de grands chagrins comme la disparition de sa mère. 

Dans toutes les vies il y aura des tristesses, des déceptions, de la frustration, de la colère. Ça fait partie de l’expérience humaine, c’est ça qui façonne notre identité en tant qu’être humain et moi-même effectivement j’ai connu des moments de détresse.

Meik Wiking

à franceinfo

Cette perte l’a obligé à aller chercher au fond de lui du beau, du positif, de jolis souvenirs : "La détresse, le malheur vous enseignent le bonheur. C’est comme ça qu’on apprend à apprécier les bons moments (…) C’est à travers les épreuves que l’on grandit" et il confie qu’il a appris beaucoup de choses sur lui-même.

Désormais président de l’Institut de recherche sur le bonheur à Copenhague, diplômé de sciences politiques et de commerce, il a travaillé aussi pour le ministère danois des Affaires étrangères et explique que ce qui l’anime c’est de pouvoir rencontrer des gens dans le monde entier.   

Le bonheur c’est un plat complexe avec des ingrédients que l’on retrouve régulièrement, presque tout le temps et qui sont les mêmes d’un pays à l’autre.

Meik Wiking

à franceinfo

Avant d’écrire L’Art de se créer de beaux souvenirs aux Editions First, Wiking a publié Le Livre du Lykke, le tour du monde des gens heureux, traduit dans une trentaine de langues. Il reconnaît que dans une certaine mesure, ces livres lui ont permis d’avoir ensuite des conversations avec des personnes du monde entier. "Mais ces livres m’ont permis à moi, personnellement, de définir mes priorités, de voir ce que j’aime faire, ce qui compte. Ça a changé ma vie".


Le monde d'Elodie - Version longue de l’entretien avec Meik Wiking
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L\'écrivain danois Meik Wiking à Séoul, en Corée du Sud, le 7 novembre 2016
L'écrivain danois Meik Wiking à Séoul, en Corée du Sud, le 7 novembre 2016 (MAXPPP)