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Kamel Ouali : "La banlieue, c'est aussi mon ADN"

Tous les jours, une personnalité s'invite dans le monde d'Élodie Suigo et se confie. Aujourd'hui, le chorégraphe Kamel Ouali.

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Kamel Ouali lors d\'un festival de danse, à Angoulême le 30 octobre 2016
Kamel Ouali lors d'un festival de danse, à Angoulême le 30 octobre 2016 (RENAUD JOUBERT / MAXPPP)

L'Oiseau Paradis, c'est le titre du nouveau spectacle de Kamel Ouali, au Paradis Latin, à Paris. "C'est une aventure assez folle. Habituellement, quand je travaille sur un projet, j'ai minimum un an. Et là on m'a dit 'Tu as en tout et pour tout, entre les répétitions et la préparation en partant de zéro, un peu plus de trois mois'. C'est un vrai challenge mais c'est excitant de travailler dans l'urgence."

 La danse, et surtout l'apprendre aux gens, a toujours été sa vocation. "En sortant de mon tout premier cours de danse, j'ai dit à mes soeurs : 'J'adore, je vais en faire mon métier, mais moi je veux apprendre les pas aux autres.'"

Ses parents ont dû élever 12 enfants, mais sa mère trouvait toujours du temps pour chacun. Son père en revanche a eu plus de mal à accepter son choix. 

Quand j'ai dit à mon père que je voulais danser, il m'a dit que c'était pour les filles, que je ferais du karaté, comme mes frères. Et là ma mère est arrivée, et m'a dit 'Très bien, il veut que tu fasses du karaté, on va lui dire que tu en fais, et moi je vais payer tes cours de danse.' Ça a été un complot !

Kamel Ouali

à franceinfo

Malgré son choix, il n'a jamais eu de problèmes. "De toute manière j'ai toujours eu une bonne relation avec mes professeurs, mes potes, ou les jeunes de banlieue. Peut-être aussi parce que je suis l'avant dernier, que j'avais plein de grands frères et qu'ils avaient peur de recevoir une claque s'il y avait un problème (rires)."

Kamel Ouali a toujours ressenti ce besoin d'aller chercher ces jeunes de banlieue, de leur tendre la main. "Dans tous les projets que j'ai faits, j'en ai qui me suivent parce que la banlieue, c'est aussi mon ADN. Je n'oublie pas d'où je viens, et même plus, j'aime cette énergie, j'en ai besoin."

La Star Academy, une passion

Professeur de danse dans la célèbre émission sur M6, il en garde d'excellents souvenirs. "Je me suis éclaté. C'était un challenge permanent. Je mettais en scène cinq ou six tableaux chaque semaine, le mardi on me disait qui était éliminé ou pas, donc quels tableaux je devais faire, plus parfois des invités spéciaux, c'est là que j'ai appris a travailler dans l'urgence. Il fallait vraiment être créatif, il y avait un côté très artisan. Puis j'avais une vraie confiance de TF1 et d'Alexia  Laroche-Joubert."

Ce qui me définit le plus ? Peut-être ne jamais rester sur mes acquis. Aujourd'hui, je suis heureux, amoureux, fou, de tout ! J'aime la vie, j'aime ce que je fais, j'aime les gens !

Kamel Ouali

à franceinfo

L'Oiseau Paradis, la nouvelle revue du Paradis Latin à partir du 2 mai.

Kamel Ouali lors d\'un festival de danse, à Angoulême le 30 octobre 2016
Kamel Ouali lors d'un festival de danse, à Angoulême le 30 octobre 2016 (RENAUD JOUBERT / MAXPPP)