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Le livre du jour. "Ne nous quittons pas", de Jacques Expert

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Au travers d'un récit d'inspiration autobiographique, Jacques Expert raconte l'histoire d'un enfant qui a vécu des vacances de rêve aux côtés d'un homme qu'une ville entière a pris pour Jacques Brel.

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Edité par Cécile Mimaut - franceinfo - Philippe Vallet
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Jacques Expert, journaliste et écrivain. (MAXPPP)

L'insouciance et la gaieté des années 60 ont profondément marqué toute une génération. Le journaliste et écrivain Jacques Expert le souligne dans son nouveau roman Ne nous quittons pas, paru aux éditions Albin Michel. 

Au travers d'un récit d'inspiration autobiographique, Jacques Expert raconte les vacances de rêve d'un enfant tout près d'un homme qu'une ville entière a pris pour Jacques Brel.  

C'est l'été, mon père est maître-nageur sur la plage. C'est un peu le maître de la plage. Quand soudain, un jour du mois d'août, arrivent en haut de la butte Jacques Brel et sa famille

Jacques Expert

à franceinfo

Son père, qu'il décrit comme un mélange de Yul Brynner et d'Aldo Maccione, se sent alors investi d'une mission : celle de protéger le chanteur et sa famille. "Il fallait que Jacques Brel devienne son ami et personne, en dehors de nous deux, n'avait le droit de les appeler, de les approcher, sinon il partait ! 'Il faut qu'ils restent incognito', disait mon père à tout le monde".

Jacques Expert raconte les crêpes aux chocolat de la mère des enfants Brel, avec qui il jouait. "On allait voir ensemble les nudistes et on allait mesurer leur "quéquette" comme on disait. C'était pour moi trois jours merveilleux".

Mon père me disait : 'Tu joues avec les enfants de l'homme le plus célèbre du monde'

Jacques Expert

à franceinfo

Sauf que Jacques Brel s'en va et, coup de théâtre, ce n'est pas celui que l'on pensait. "L'homme qui a passé trois jours avec nous, qui était Belge, qui avait une Ford Mustang, une femme et deux enfants, n'était pas Brel", raconte l'auteur du roman. "Lui même ne savait pas qu'on le prenait pour Jacques Brel. Il a dû vivre un rêve aussi", poursuit-il. "Mon père, dit-il, a maintenu jusqu'à la fin de ses jours que c'était Jacques Brel, son ami, et dont moi j'ai été l'ami"

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