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"La fin du hasard", des frères Bogdanov

La nature n'obéit pas au hasard. C'est ce pensait Einstein. Dans leur nouveau livre, bourré d'anecdotes, Igor et Grichka Bogdanov reviennent avec brio sur cette idée.

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Copié dans le presse-papier !
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Aujourd'hui, grâce à l'informatique, aux formidables
expériences
menées sur terre et dans l'espace, on commence à avoir des débuts de
réponse sur cette question qui obsède l'humanité depuis ses origines.

Mais, s'il n'y a pas de hasard,
qu'est-ce que cela change dans nos vies ?

Réponse d'Igor et Grichka Bogdanov. 

La fin du hasard , d'Igor et Grichka Bogdanov est publié par Grasset (312 p., 20€)Note : ***

Mot de l'éditeur 

"Dieu ne joue pas aux dés !"

Ce 29 octobre 1927, sous les boiseries de l'hôtel Métropole à Bruxelles, la
fameuse formule est lancée. Celui qui a osé défier les plus grands savants du
monde réunis en congrès ce jour là n'est autre qu'Albert Einstein, le père de
la théorie de la relativité. Pour lui, la nature n'obéit pas au hasard.

Face à lui, un autre savant, Niels Bohr, le fondateur de la physique de
l'infiniment petit, est convaincu du contraire. Et il lui répond sans
ménagement : "Cessez de dire à Dieu ce qu'il doit faire ! " A ses yeux,
l'insaisissable comportement des particules élémentaires se perd dans le flou
du hasard.

Où en est-on aujourd'hui ?

Plus que jamais, le débat fait rage. Pour les uns, l'implacable principe
d'incertitude découvert par le jeune Heisenberg à l'âge de 26 ans n'a pas été
pris en défaut. Et jamais il ne le sera. A partir de là, la matière – et tout
ce qui existe – est la proie du hasard aveugle. Pour les autres au contraire,
la réalité repose sur des lois dont l'origine reste énigmatique. Les derniers
progrès de la science ne montrent-ils pas que le feu du Big Bang ne s'est pas
déclenché par hasard ?

Finalement, qui croire ?

Pour la première fois, on est peut-être en mesure de trancher. Les gigantesques
expériences effectuées sur terre au CERN (avec le L.H.C.) et dans l'espace
(avec le satellite Planck) nous donnent des débuts de réponse.

Serait-ce donc la fin du hasard ?

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