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"L'homme à la canne grise", de Michèle Gazier

Il est difficile de dire à ses parents qu’on les aime infiniment. Ces paroles et ces mots n’arrivent souvent que bien trop tard, après leur disparition. Mais ils sont là, mêlés aux souvenirs et aux émotions. Des sentiments qu’évoque Michèle Gazier, longtemps brillante critique littéraire à Télérama, après la mort de son père. Un récit pudique et sensible.

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L'homme à la canne grise , de Michèle Gazier est publié au

Seuil (138 p., 15E) – Note : ****

Résumé : L’homme a la canne grise, c’est le père de l’auteur, disparu
en août 2010. Un Français d’origine catalane qui s’est engagé aux côtés des
républicains espagnols avant de rejoindre la Résistance en Lozère. Mais ce père
épique autant qu’admiré en cache un autre, plus fragile, guetté par la cécité.
Entre présent et souvenirs, l’auteur se dévoile aussi, par touches discrètes,
pudiques, sensibles.

Avec La Fille, son précédent récit (Seuil, 2010), Michèle
Gazier évoquait la branche maternelle de sa famille, explorant le lien unissant
une mère à sa fille. L’Homme à la canne grise s’inscrit dans le prolongement de
cette réflexion sur l’intime, la filiation et le deuil.

 

Écrivain, Michèle Gazier a longtemps tenu la chronique
littéraire de Télérama. Elle a aidé à la découverte de la littérature espagnole
contemporaine en proposant et traduisant des auteurs, parmi lesquels Manuel
Vázquez Montalbán et Juan Marsé.

 

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