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"Histoire du Poil", de Marie-France Auzépy et Joël Cornette

Depuis que l’homme a perdu son importante pilosité, les poils ont toujours été un signe politique, social, éthique et religieux. C’est ce que rappellent les deux historiens dans un livre très illustré qui retrace l’histoire du poil à travers les âges.

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Le poil est révélateur d'une société a un moment donné, exemple avec la forme de la moustache ou de la barbe. Son histoire est moins simple qu’on pourrait le croire, elle étonnera les curieux de tous poils.

Histoire du Poil , de Marie-France Auzépy et Joël Cornette est
publié aux éditions Belin (352 p., 100 illustrations, 29,50 €)Note :


Mot de l'éditeur :

Cet ouvrage très documenté s’attache à retracer la place du
poil dans la perspective d'une histoire qui remonte au VIe millénaire avant
Jésus-Christ, nous découvrant la multiplicité de la vocation du poil à travers
les époques et les continents. Le poil a servi de signe politique, social,
éthique et religieux, que ce soit dans l’islam et dans la chrétienté. Ce livre
fournit un kaléidoscope des traces de cette histoire : de Sumer à Babylone;
dans la France de Louis XIV, quand tout le sexe mâle porta perruque; dans la
Chine mandchoue, où tous les sujets chinois devaient porter la natte; lors de la
Première Guerre mondiale avec la glorification des Poilus; sans oublier la
Turquie contemporaine tiraillée entre Mustapha Kémal et l’islam, ce qui a des
conséquences sur la forme des moustaches...

Mais ce livre touffu explore aussi
les marges de l’histoire avec les eunuques byzantins ou les malheureux atteints
d’hypertrichose (cette maladie qui se manifeste par une pilosité envahissante
sur une partie du corps ou sa totalité) et présentés comme des monstres. La
linguistique, l’anthropologie et la psychanalyse ne sont pas en reste de cette
histoire complexe. Le lecteur aura l’occasion de découvrir l’effrayante
plasticité du poil dans la langue, suivra la façon dont l’homme perdit ses
poils de bête, et comment les freudiens ont soigneusement mis de côté les
poils, pourtant exhibés sur le menton du père fondateur.

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