Le livre du jour, France info

Le livre du jour. Emmanuelle de Boysson refait vivre "Les Années Solex"

Avec "Les Années Solex", la romancière et critique littéraire, Emmanuelle de Boysson, replonge dans la nostalgie des adolescences d'après-guerre, de la fureur de vivre au crépuscule des insouciances.

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !
Les Années Solex\" est publié chez Héloïse d’Ormesson
Les Années Solex" est publié chez Héloïse d’Ormesson (PIERRE VERDY / AFP)

Les enfants de l’après-guerre ont eu une adolescente sans pareille. C’est ce que rappelle la romancière et critique littéraire Emmanuelle de Boysson dans son nouveau livre, Les Années Solex, publié chez Héloïse d’Ormesson, un hymne à la vie et à l’amour à la fin des années soixante. Quand toutes les transgressions et tous les rêves étaient possibles.

Pattes d'eph et musique pop

Juliette a quatorze ans. Elle passe ses vacances chez ses grands-parents et elle rencontre le beau Patrice, dont elle va tomber amoureuse, un garçon rebelle qui va l’entrainer dans une révolte. Sa cousine délurée Camille l’y poussera… Nous sommes alors en pleines années Solex. "Ce sont les années hippies, celles des pattes d’éléphants, des foulards indiens, de la musique pop, explique l'auteure. Le Solex de Juliette lui permettait d’aller aux boums, à toutes les manifestations."

Le piège se referme sur l'insouciance 

Et de transgresser : Juliette ne supporte pas la morale terrible de sa mère, opposée à la pilule et à ses relations avec les garçons. Finalement, ce sera la fin de l’insouciance : Juliette rentrera dans le rang. Elle tentera son histoire d’amour interdite mais le piège se refermera… Que reste-t-il, du côté de l’auteure, de la période de l’adolescence ? "J’en ai un peu la nostalgie car c’était une période très heureuse… Mais je dois dire qu’on peut s’en ressourcer, en repensant à ces moments de fureur de vivre, qui nous aident encore aujourd’hui quand on repense à son adolescence."

Les Années Solex\" est publié chez Héloïse d’Ormesson
Les Années Solex" est publié chez Héloïse d’Ormesson (PIERRE VERDY / AFP)