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L'exécutif tente de peser au maximum dans le dossier Alstom

Depuis ce matin, ils défilent tous à l'Elysée.

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Les prétendants au rachat du groupe Alstom, ou
plus précisément, de ses activités dans l'énergie. Il y a d'abord eu le patron
de General Electric, l'américain Jeffrey Immelt, à qui François Hollande à
parlé de ses exigences, en matière de préservation de l'emploi et de
localisation des activités. Puis en fin d'après midi, le PDG de Siemens,
l'allemand Jo Kaser, qui a fait connaître ce week-end son intérêt pour la
branche énergie d'Alstom. Et qui propose en échange de céder sa division
transport au français, avec la bénédiction du gouvernement allemand.

Alstom s'est donné
jusqu'à mercredi pour choisir entre les deux postulants.

Mais quelle que
soit l'issue, General Electric ou Siemens, le groupe français risque fort de
poursuivre  sa route avec sa seule
branche transport, soit 30% de son activité aujourd'hui. Quel sera alors
l'avenir d'Alstom? Nous avons posé la question à l'économiste Yves Crozet,
professeur à l'université de Lyon et membre du laboratoire d'économie des
transports.

Le gouvernement
assouplit son plan d'économies.

A la veille d'un
vote crucial à l'Assemblée, le premier ministre 
a donné des gages à sa majorité, et notamment aux députés hostiles aux
coupes de 50 milliards d'euros dans les dépenses publiques d'ici 2017.

Manuel Valls
s'engage tout d'abord à ne pas geler les retraites de base inférieures à 1200
euros.

Celles ci vont
continuer à augmenter au même rythme que l'inflation. 6,5 millions de personnes
sont potentiellement concernées. Le point d'indice des fonctionnaires reste
bien gelé. En théorie jusqu'en 2017. Mais le gouvernement n'exclut pas des
négociations d'ici là avec les syndicats. Concernant le RSA, le revenu de
solidarité active, la première augmentation exceptionnelle de 2%, prévue dans
le cadre du plan de pauvreté, aura finalement bien lieu dès cette année, au
mois de septembre, et non l'année prochaine. Enfin, il y aura un coup de pouce
fiscal pour les ménages modestes. D'environ 500 millions d'euros. Les détails
ne seront pas connus avant le mois de juin.

Demain les députés
vont devoir aussi se prononcer sur le pacte de responsabilité en faveur des
entreprises.

Il permet 10
milliards d'euros d'allégements de cotisations sociales. Qui viennent s'ajouter
aux 20 milliards d'euros déjà consentis via le CICE, le Crédit d'impôt
Compétitivité Emploi. En aidant les
entreprises, le gouvernement espère relancer 
l'activité économique et donc l'emploi. L'industrie aéronautique et
spatiale française, par exemple, a déjà fait ses calculs. Selon Marwan Lahoud,
président du groupement qui représente ces entreprises, le pacte de
responsabilité devrait leur permettre d'économiser des centaines de millions
d'euros. Mais attention, les
marges dégagées par les entreprises n'ont pas vocation à être consacrées aux dividendes versés
aux actionnaires ou à la rémunération des dirigeants" a martelé le
Premier ministre.

Le Smic subit de
nouvelles attaques.

Après les
déclarations fracassantes de l'ancien patron de l'OMC, le socialiste Pascal Lamy
et celles du président du Medef, Pierre Gattaz, au tour de la Banque de France
de s'en prendre au salaire minimum français. Dans sa lettre annuelle adressée
au chef de l'Etat, le gouverneur Christian Noyer prône la modération salariale
et invite le gouvernement à réformer le SMIC. " Sa rigidité, écrit-il,  grève le fonctionnement global du marché du
travail et expose, plus qu'il ne protège ses bénéficiaires".

 

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