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Comment ramener le déficit public dans les clous fin 2014?

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Le gouvernement a dévoilé sa stratégie ce matin.
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Pour ramener le
déficit public sous la barre des 3% du PIB à la fin de l'année prochaine, il
faudra trouver 20 milliards d'euros supplémentaires. Sous réserve, bien sûr,
que la situation économique ne se dégrade pas plus. 

Comment
le gouvernement compte-t-il trouver ces 20 milliards d'euros?

En augmentant, tout
d'abord, les prélèvements obligatoires de 6 milliards d'euros en 2014. Ils
seront générés par un nouveau rabotage des niches fiscales, la lutte accrue
contre la fraude fiscale et par une possible hausse des cotisations de
retraites. Celle-ci sera décidée lors de la réforme du régime général d'ici la
fin de l'année. A ces 6 milliards d'euros s'ajouteront la hausse de la TVA au
1er janvier qui a déjà été programmée.

Et les 14
milliards restants?

Le gouvernement va
les puiser dans les dépenses publiques. Celles-ci vont donc
continuer à augmenter mais à un rythme un peu moins rapide. L'Etat et les
collectivités territoriales seront mis à contribution. Mais pas seulement. La
Sécurité sociale devra économiser 5 milliards d'euros l'an prochain. Dont 1
milliard pour la seule branche famille. C'est là qu'entre en piste la réforme
des allocations familiales.  Ces
allocations, pas question de les supprimer. Mais elles vont baisser pour 15%
des français a affirmé ce matin le PM. Il s'agira des ménages les plus aisés, précise-t-il,
même si les contours du dispositif restent encore flous, Florent Guyotat.

La
stratégie du gouvernement pour ramener le déficit public sous les 3% du PIB en
2014 a déjà ses
détracteurs.

Les tenants de
l'austérité estiment que les coupes dans les dépenses publiques ne sont pas
assez franches. A l'opposé, l'Observatoire des conjonctures économiques
s'inquiète des effets d'une politique de rigueur qui risque de saper la reprise
et entraîner une nouvelle hausse du chômage.

Armor Lux perd un
contrat à 20 millions d'euros avec la police nationale.

La PME de Quimper,
dont Arnaud Montebourg avait fait la publicité il y a quelques mois, s'est fait
chiper un gros marché. Celui des uniformes
des 120.000 fonctionnaires de police qu'elle confectionnait depuis 2008. La
direction générale de la police nationale lui a préféré une filiale de GDF-Suez
pour les 5 ans à venir. Pour Armor Lux, le manque à gagner s'élève à 6 millions
d'euros par an. 60 salariés dépendent de ce marché, dont une vingtaine de CDD.
La direction envisage de déposer un recours devant le tribunal administratif. Avec
le soutien de la secrétaire adjointe du comité d'entreprise Delphine Dizé

Une amende d'un million d'euros infligée au groupe Eiffage.

Le groupe français
de BTP a été condamné pour entente illégale. L'affaire concerne un marché
public. Celui de la reconstruction des miradors de la prison de Perpignan en

  1. Pour l'emporter, Eiffage s'est concertée avec une autre société, avant de
    répondre à l'appel d'offres. Une pratique pour laquelle le groupe de BTP a déjà
    été condamné à deux reprises.

Le groupe Intel
bousculé par la chute des ventes d'ordinateurs.

Le groupe
américain, numéro un mondial des microprocesseurs, a vu son bénéfice chuter
d'un quart au premier trimestre. Conséquence directe de l'effondrement des
ventes de PC : -14% sur les trois premiers mois de l'année.  La situation ne risque pas de s'arranger : 2013
devrait  marquer la fin du règne absolu
du bon vieil ordinateur. D'ici la fin de l'année, il s'en vendra moins que des
tablettes affirme le cabinet IDC.

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